La Santé du prince, p
« sa bien affectionnée amie1! » Et comme elle aime Louis XIII, qui l'appelle « la petite Madame », pour la distinguer d'Elisabeth, Après la chute de Concini et le départ de Marie de Médicis pour Blois, en 1G17, elle est demeurée à Paris, ce que le roi a exigé, sans doute, mais elle a pris parti pour son frère avec une vivacité singulière. Marie de Médicis en a été piquée. De Blois, sous prétexte de s'occuper de l'éducation de sa fille, l'ancienne régente écrira à Chrétienne des lettres de remontrances sévères, la morigénant sur tout : « Je ne suis pas contente de ce que vous allez si souvent à cheval ainsi que l'on me le fait entendre, lui dit-elle; d'autant qu'étant jeune comme vous êtes, cet exercice vous pourroit à la longue gâter la taille. Prenez-y donc garde-. » Lorsque Chrétienne s'est mariée en 1619 au prince de Piémont, celui-ci est venu à Angoulôme présenter ses hommages à sa belle-mère : Marie de Médicis lui a dit : « Votre altesse est bienvenue et moi très contente de vous voir et me tarde que je voie votre femme! » Elle a ajouté : « On me dit qu'elle fait tant la suffisante que je ne sais si, la voyant, en cette façon, je me pourrais tenir de lui bailler sur la joue. » « C'est tout son désir, répond le prince en souriant, de rendre à votre Majesté son devoir, et je souhaiterais qu'elle fut ici pour recevoir l'honneur et le fruit de celte correction, car il est vrai qu'elle fait quelquefois bien la résolue"'. »
Aussi quand la mère et la tille se sont revues en sep-