‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 209 sur 349 · Héroard, Bibl. nnt., ras. fr. 402.'>, fol. 435 v · texte numérisé non relu

Héroard, Bibl. nnt., ras. fr. 402.'>, fol. 435 v

2. Bibl. uat.,ms. fr. 3722, fol. l'< r et v°; lettre du S septembre 102:1. ■i. Arrêt du conseil, dans ci' sens, du 7 octobre 1017, Bibl. aat., mis.

Ir. 18192, fol. 4r': Arcli. aat., E. 57. loi, Il i .

i. Richelieu écrira de lui plus tard : •■ le grand prieur, méchanl pour l'État, pour le roi et pour tout. > (Avenel, Lettres de Richelieu, t. III, p. 218).

Louis XÏII met plus de nuances dans ses rapports avec la sœur, mademoiselle de Vendôme, jeune fille gaie et rieuse, ne complotant pas, n'ambitionnant rien. Moins sévère à son égard, il la chargera d'accompagner la Princesse de Piémont qui va quitter la France : « Le choix que je fais de votre personne, lui écrira-t-il, pour être près de ma sœur, ne vous peut que beaucoup contenter, puisque c'est vous témoigner l'estime que je fais de vous l. » Il la mariera en janvier 1619, magnifiquement, avec un prince de Lorraine, Charles de Lorraine, duc d'Elbœuf et, au contrat, lui donnera 300 000 livres2. En toutes occasions il lui témoigne une sympathie qui, sans être très grande, n'en est pas moins réelle : « Ce que je pourrai apporter d'aide et de secours à votre soulagement, » écrit-il à « ma sœur de Vendôme », un jour où celle-ci est atteinte d'un deuil douloureux, « je le ferai de toute mon affection désirant vous témoigner que j'aime votre bien, votre repos et votre maison3. » Des trois Vendôme, c'est celle-ci qui est la mieux vue.

Mais quelle différence, avec les Verneuil, et surtout avec le frère préféré, Henri de Bourbon marquis de Verneuil, doux et obéissant enfant, gêné de sa situation fausse, et qui s'applique à vivre modestement4! Il ne

1. Lettre de Louis XIII à « ma sœur de Vendôme », Bibl. nat., ms. fr. 3722, fol. 74 v°.

2. Nous avons le texte du contrat, daté du 19 janvier : Bibl. nat., ms. Glairambault 375, fol. 186 r°; Arcli. des Aff. étrang., France. 772, fol. 64 r°. Cf. E. Gharavay, Collection de lettres autographes du règne de Louis XIII, p. 37; ordre de payer les 300 000 livres, 19 janvier 1619. Nous avons vu plus haut (p. 405) à quoi servit ce mariage dans l'histoire du ménage de Louis XIII.

3. Lettre de Louis XIII datée de Saint-Germain-en-Laye du 8 septembre 1623, Bibl. nat., ms. fr. 3722, fol. 75 r°.

4. Sur Henri de Verneuil, voir J. Chautard, Notice sur Henri de Bourbon marquis de Verneuil, évéque de Met:, Vendôme, 1897, in-8°. Tristan Filer-

s'impose pas : prudent et réservé, il se montre plein de prévenances, empressé, attentif. Aussi l'aime-t-on. Louis XIII est son parrain : il se considère comme tenu de le conseiller, bien qu'ils soient tous deux du même âge, de s'occuper particulièrement de lui : il a une charge morale, et il s'en acquitte. Le marquis de Verneuil est d'un caractère si aimable! Ne les jugeant pas, lui et sa sœur, assez intéressés, la mère, la marquise de Verneuil, les traite des « plus sots enfants du monde1. » Ce n'est pas le jugement du roi. Louis X1I1 sait gré à Henri de Verneuil de toutes ses attentions : « J'ai cette créance, lui écrit-il, que vous affectionnez toujours ce que j'aime et que vos pensées ne sont qu'à me plaire-. » Il s'occupe de ses é.tudes, le met au collège «les Jésuites de Clermont, en 1618. Venant de faire rétablir l'enseignement des Jésuites, malgré une opposition ardente, il a voulu donner ce témoignage de sympathie aux religieux de leur confier son frère. Il suit les progrès de l'écolier : « Mon frère, lui écrit-il, j'ai tant d'affection à votre bien que vous le connaîtrez en tout ce qui regardera votre honneur et avancement. J'aurai soin de la prière que vous m'avez faite par votre secrétaire : laissezmoi cette pensée et ne donnez cependant à votre esprit que l'entretien nécessaire pour faire le progrès que je vous désire en vos études, autant que j'ai de soin de vous élever aux honneurs convenables à votre comli-

mite, dans son roman /<■ Page disgracié (Paris, A. Moutonne 1667, in-12, i. I. p. 16 et suiv.), mel en scène, sous un nom supposé, Henri de Verneuil et m - igné sur le caractère ainsi que l'éducation du jeune per-

sonnage. Le page disgracié esl placé auprès de l'évêque de Metz.

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