‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 26 sur 349 · Déageant, Mém., p · texte numérisé non relu

Déageant, Mém., p

nellement1. 11 ne fut pas dit au prélat, dans quelles conditions et par qui il était prié de parler. Il accepta de faire la démarche, exposa assez judicieusement à Marie de Médicis les raisons qu'elle avait de donner suite à la proposition; mais le procédé n'aboutit pas. Marie de Médicis était assez bien entrée dans ses vues. Lorsque l'évèque se hasarda à aborder la question avec Léonora, celle-ci, qui emballait ses meubles, acquiesça; quand Léonora transmit au maréchal la communication, Concini se mit en colère; les choses n'allèrent pas loin2.

On jugea dans l'entourage du roi, que l'évèque de Carcasonne n'avait pas assez explicitement indiqué à la régente les raisons qui devaient la décider à prendre un parti. Déageant avait déjà eu l'occasion de faire tenir à la reine des lettres anonymes dans lesquelles Marie de Médicis était formellement invitée « à faire, sans plus de remise, agir le roi au maniement de ses affaires, que c'étoit chose qu'il désiroit, bien qu'il n'en fit aucun semblant » 3. Sur ses propositions, on redoubla les avertissements à la régente. On s'arrangea pour faire agir « des gens d'honneur », « de notables personnages, » non seulement auprès de Marie de Médicis, mais encore auprès des ministres \ A la fin ceux-ci et Léonora s'inquiétèrent de toutes ces manœuvres; ils prévinrent le

1. M. de l'Estang « avoit autrefois grandement assisté le père de Luynes en plusieurs de ses nécessités et continué les mêmes services envers ses enfants •> (Seconde partie et réponse à « la Chronique des favoris », 1622, in-12, p. 13). Voir aussi les Matines de la cour faites par un bon françois, (s. 1.), in-12, p. 9.

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