Mercure françois, 1624, t. X, p
2. Bassompierre, Journal de ma vie, éd. Chantérac, t. III, p. 286.
3. C. Bernard, Hist. de Louis XIII, t. II, p. 226, voir aussi p. 237.
4. Saint Simon, Mém., éd. Chéruel, t. XII, p. 81 et Dangeau, Journal, éd. Soulié, 1859, addition de Saint Simon, t. XVI, p. 41.
5. Nous avons plus haut parlé de la maison du meunier située entre cour et jardin et accompagnée de cinq quartiers de terre. Quant aux .. cabarets à rouliers, >• il est à remarquer que l'hôtelier Claude Gourelier était un important personnage de Versailles; il possédait des
lement exécutée, « chétif château », la construction élevée sur la butte de Versailles était modeste. Peut-être n'était-il pas besoin, dès lors, de faire appel à quelque grand architecte du moment pour l'édifier. Quel a été cet architecte?
Longtemps on a répété que c'était Jacques Le Mercier, l'auteur heureux de la continuation du palais du Louvre. Mais il a été démontré que cette attribution ne reposait sur aucun fondement '. On a dit alors que l'architecte de Versailles ne pouvait être que Salomon de Brosse, l'artiste à qui nous devons le palais du Luxembourg. « Architecte général » du roi, à cette époque, disait-on, Salomon de Brosse avait évidemment fourni les plans de Versailles, tout au moins les avait inspirés, corrigés, revus ou mis au point chez ses subalternes*. Cette hypothèse a contre elle nombre d'objections.
Le service des bâtiments n'est pas organisé en 1624 comme il le sera plus tard sous les ordres d'un architecte dirigeant. Assimilés à de simples « gens de métier », une demi-douzaine d'architectes, à l'époque de Louis XIII, sont attachés à la cour, recevant pension et portant le titre « d'architectes ordinaires du roi » ; on se sert d'eux comme on se sert des autres gens de métier, horlogers, cordonniers, joailliers, peintres, sans s'interdire de faire appel à des ouvriers du dehors, si besoin est; de même que ces gens de métier peuvent aller travailler pour d'autres que le roi, si bon leur semble3. Ainsi, lorsqu'il a été question en 1618 de rebâtir
terres, était fermier de la ferme de la Bretonnière, avait de nombreux parents dans le bourg. On le voit souvent parrain dans les registres de la paroisse de Saint-Julien. Il était riche et influent. Il est difficile de croire que son hôtellerie ne fut qu'un « méchant cabaret. »