‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 59 sur 349 · I. Ibid., fui. 159 r · texte numérisé non relu

I. Ibid., fui. 159 r

1. J.-li. Matthieu, Eut. de Louis XIII, dan* F. Matthieu. Hist. de HenrilV, 631, uj.-ful.. 1. 11. p. 159; Héroard, Bibl. nat., ma. ir. ioi;».. fol. 271 27, toi. 220 v. Louis MU faisait aussi des beignets toi. 14 r el des confitures 4026 toi. 221 3. Ibid., fol. 300 r : 4025, fui. 153

ne se gênait pas, à défaut de verre, pour boire dans son chapeau, comme les soldats1. A l'étape, il donnait allègrement un coup de main à la préparation de son gîte. « Il s'accommodoit lui-même ». Vingt fois, afin d'aller plus vite, il aida le garçon de chambre à faire son lit2. Il voulait savoir tout faire. On le vit, à Saint- Germain, « s'en aller au galop en haut du préau qui est vers le bout du parc et, à l'exemple de ses petits gentilshommes, quitter son pourpoint, se coiffer de son mouchoir, débrider et desseller son cheval, le frotter et lui donner à manger du foin nouveau pris dans le pré : » il faisait le palefrenier3. Son père avait dû apprendre tous les métiers dans sa rude existence de roi pauvre et de soldat de fortune : par instinct et par goût le fils l'imitait, c'était chez lui une forme de la curiosité. Cette curiosité universelle l'a-t-il appliquée aux choses de l'esprit? Louis XIII a-t-il été un « intellectuel »?

Non, le jeune roi n'a pas été un « esprit littéraire. » Le goût du temps n'y était pas. Des gens s'élevaient contre les abus de l'instruction, réclamant la suppression des universités, à l'exception de quatre, ne voulant que quelques savants et non cette quantité inutile de lettrés4 : gentilshommes et courtisans passaient pour ignorants; ainsi le voulait la mode5. Apprendre la

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