‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 74 sur 349 · Herbetr de Cherbury, Mém. trad. Bâillon, p · texte numérisé non relu

Herbetr de Cherbury, Mém. trad. Bâillon, p

intelligence sans doute dépourvue de brillant, mais pondérée, il parvint à se former. Sa participation aux conseils deviendra de plus en plus efficace. « Le cardinal de Richelieu, lui-même, notera madame de Motteville, a dit plusieurs fois de lui que dans son conseil il était toujours du meilleur avis et trouvoit souvent des expédients sur les choses les plus embarrassantes.1 » Ceux qui jugent son esprit, lorsqu'il a vingt ans, répètent le mot de Pontchartrain : c'est sa caractéristique : « je le vois agir dans son conseil, mandait le prince de Piémont à Marie de Médicis, au milieu des anciens ministres et conseillers du feu roi son père, avec un jugement si solide, une résolution si ferme et si courageuse qu'il n'y a personne qui, le considérant sans passion, n'ait sujet de l'admirer.2 » « Si jamais prince eut le jugement net, clair, délié, ferme, on peut dire que c'est celui-ci, écrivait M. de Bellemaure; cela se reconnaît principalement en son conseil : il comprend promptement, examine mûrement, résout prudemment. 3 » Déjà le précepteur, Vauquelin des Yveteaux, si peu bienveillant pour son élève, avait dû avouer que Louis XIII, susceptible « d'une profonde application, quoiqu'elle fut tardive, aux choses que l'on lui représentoit, avoit assez de jugement pour en faire une bonne élection. * » Tallemant des Réaux,

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