Scliiaparelli, Libro dei fiincrali, II, p. 23. Shc(at
est un des noms donnés à la déesse Nek habit, le vautour femelle qui
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
initial dérive sans doute de la racine sheta, « cacher, couvrir ». Il faut noter qu’au décret de Rosette, dans un passage relatif à l’habillement des statues divines, nous retrouvons plusieurs des mots techniques qui ont désigné les vêtements
divins aux chap. xlix et l : ce sont les termes ÏÏ 5 ^ ‘ << habiller les dieux avec leurs
vêtements », qui correspondent en démotique à -<s>- 5
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« faire l’habillage » et en grec à tôv aToX'.TijLÔv'.
Le chap. l est un des plus frappants parmi ceux qui assimilent le culte divin au culte funéraire. Il semble qu’on ait ici usé de la formule funéraire, sans même prendre soin de l’adapter à un culte divin; le texte s’adresse à Amon, et cependant on dit à ce dieu qu’a Amon lui-même le revêt de son manteau ». Dans le culte funéraire, quatre dieux, qui président aux quatre parties du monde, donnent au mort le talisman qui lui permettra de sortir sur terre, aux quatre coins de l’horizon, en sa forme de momie; le texte trouvé sur les bandelettes de la momie de Nestafnouït ajoute ces mots significatifs (pour qu’elle marche sur sa terre en forme de momie) « dans son beau tombeau, dans la nécropole Rostaou d’Abydos ». Le dieu Amon est ainsi identifié à la plus vulgaire momie; son double, comme le double d’un mortel, ira se rassasier à Héliopolis, au temple de Rà, et s’y mettre à l’abri de ses ennemis h Rien dans notre formule n’indique une distinction de personne entre Amon et tel ou tel mort; aussi parle-t-on au dieu, traité en mortel osirien, d’un dieu Amon-Râ qui lui donne son vêtement, comme d’une
protège et « couvre » de ses ailes les dieux et les morts (Brugsch, Wàvt-, Suppl., p. 1208). Au chapitre précédent, on dit que la bandelette blanche vient d’El-Kab, ville de la déesse Nekhabit.