Abydos, var
, au lieu de m.
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
seigneur de Karnak, sur sa grande place, hauts les dieu du grand cycle sur leurs places! Tes beautés sont à toi, Amon-Rà, seigneur de Karnak; (toi qui étais) nu, habilletoi, que la bandelette te bande. Je suis venu pour mettre le dieu sur sa place. Sois établi sur ta grande place, Amon-Rà, seigneur de Karnak. »
Les tableaux des temples où cette scène se voit en action nous montrent le roi un pied posé sur l’escalier qui donne accès au naos. A Dendérah, par exemple, le roi « sort sur l’escalier » et dit ; « Je monte sur l’escalier de Noubit, avec le vase à libations ; je viens pour voir Sa Majesté
dans SMI naos » ( J ^ „ ZI ^ ^>^2
ï M)'- Ceci nous explique donc le titre de notre chapitre où a le sens de « sortir vers », par conséquent « monter sur ». Les naos des temples sont souvent élevés de deux mètres et plus; on comprend qu’un escalier portatif ou fixe était parfois nécessaire pour que le prêtre pùt ouvrir les portes et prendre la statue dans ses bras. On trouvera la scène du roi-prêtre montant sur l’escalier du naos, dans les tableaux de Dendérah (/oc. cit.), d’Edfou (L pl. XI, p. 24), de Philæ (I, pl. VIT, p. 22).
Comme il n’a pas été question d’escalier dans la première ouverture du naos, on peut croire que ce chapitre, par lequel débute la seconde ouverture, faisait, à l’origine, partie d’un autre recueil de formules rituelles. On l’a utilisé ici comme les chap. xxii-xxv de la première partie, qui pouvaient, à la rigueur, être distraits de la série et employés isolément ; il a été classé ici un peu au hasard, puisqu’à Abydos, ce texte figure au début de la première ouverture du naos.
Au commencement des formules, le roi-prêtre déclare qu’il sort en tournant le dos au dieu; il semble bien qu’ici
1. Mariette, Dcndcrah. II, 65 b; I, 42 h. — Les naos où sont adorés les rois et les morts osiriens sont souvent aussi munis d’escaliers (Lepsius, Den/ini., III, 36, II, 35).
RITUEL DU CULTE DIVIN EN EGYPTE
le verbe <=> doit être traduit « sortir de » (et non « sortir vers », comme dans le titre), car les variantes d’Abydos donnent le déterminatif A de sortie en sens contraire à l’aller.
Une fois sorti, le roi-prêtre prépare sa rentrée. Quand il se représente devant le dieu, « les offrandes sont sur ses deux bras ». Le tableau approprié à cette formule me semble être la figure si fréquente du roi arrivant devant le dieu, les bras chargés d’offrandes variées disposées sur un plateau ( ^ « porter les choses, c’est-à-dire les offrandes ») '.
La phrase a déjà paru dans le dernier chapitre de la première entrée au sanctuaire; dès le début de la seconde entrée, l’officiant reprend les choses où elles en étaient restées : l’offrande est là devant le dieu. Ici l’idée n’est qu’indiquée : elle sera développée au chapitre suivant.
Le reste du chapitre rappelle en quelques formules très courtes les purifications que le prêtre doit subir avant le service sacré, pour entrer en communication avec les dieux. Au début de la première entrée, ce thème avait été développé dans les cliap. i-vii; ici on mentionne sommairement des purifications auprès de Tafnouït, déesse qui joue, associée à son époux divin Shou, le même rôle dans les textes funéraires h
D’un mot, le roi-prêtre rassure le dieu sur ses intentions : ces formules ont déjà paru précédemmenth Tout en parlant,
1. Abr/dos, I, 36a, 47a; Dcndcrali, II, 13, 17, 45, 82; III, 53s, 57; Philæ, pl. IX’, p. 26; Edfou, I, pl. XVI, p. 60-61.
2. Pyr. de Pèpi 7", 1. 115; Mirinrî, 1. 96; Pépi II, 1. 102. On retrouve le texte du cbap. xxv à Philæ, I, pl. VII h, p. 22.
3. A signaler la formule nouvelle : « Je suis un prophète, fils de prophète, dans ce temple »; elle est à rapprocher du texte où un prince de Siout dit aux prêtres du temple d’Anubis : a Je suis un prêtre, fils de prêtre, comme chacun devons» (Griffith, Siut, pl. VII, 1. 288). Tout prêtre du culte divin ou funéraire recevait pour les frais du culte une rente en nature fournie par le fondateur du culte. Sauf cas de forfaiture, le prêtre jouissait de cette rente sa vie durant et la transmettait à un de
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
le roi-prêtre ouvre les portes du naos, car les textes, qui, dans la première partie, accompagnent ce geste (chap, ix, p. 42), reparaissent à la fin du chapitre. De même qu’une phrase a résumé les purifications de rolhciant, une autre phrase résume les rites d’ouverture du naos.
B'. — Apparition du dieu a la lumière (Chap. xxvi-xxviii)
Des trois chapitres de cette section, le premier est nouveau, les deux autres sont identiiiues de texte aux chap. x et XI symétriques dans la première entrée au .sanctuaire.