ACTE II, SCÈNE IX
MADELEINE
Oui... c’est bien; tu me pardonnes... tu es bon, tu es généreux... mais mon fils, que pensera-t-il un jour de sa mère?.. Henri, enseigne-lui bien à l’aimer!., puis, tu es si jeune ! .. tu es beau... tout le monde doit t’aimer et ton cœur a besoin d’affection!.. Eh bien! quand je ne serai plus là, veille bien, n’est-ce pas... tu me le jures... veille bien sur celle qui me remplacera près de mon fils! . Ah! que je suis lâche de pleurer ainsi!., mais c’est horrible aussi de ne rien pouvoir pour l’avenir de son enfant!..
HENRI
Madeleine, songes-y, si le docteur a dit vrai, ce serait un crime de repousser à cette heure le nom qui est l’héritage de ton fils.
Tais-toi... oh! tais-toi, tu me rends folle!., si près de la mort, j’accepterais peut-être .. non, tais-toi; viens pleurer dans mes bras. Que je te sente encore sur ce cœur qui t’a tant aimé et dont le dernier battement t’appartient.
HENRI
Madeleine!
MADELEINE, s’affaissant dans ses bras.
Ah! c’est dommage! c’était bien bon de vivre. (Elle l’éT»-
nouit.)
HENRI
Madeleine! Mon Dieu, Madeleine, reviens à toi... parle-moi... Docteur! Léonard!..