‹ Le roi Cophétua; drameChapitre 29 sur 30 · LES CAHIERS INDEPENDANTS · texte numérisé non relu

LES CAHIERS INDEPENDANTS

Les Cahiers Indépendants

Editions littéraires belges

Ce volume est le premier de la série d'ouvrages que publieront les Cahiers Indépendants.

II leur est cher d'inaugurer cette première année d'activité par un ouvrage de M. Iwan Gilkin, qui îut l'un des fondateurs et l'un des directeurs de la « Jeune Belgique », et dont la sympathie demeure acquise aux mouvements d'art jeune.

La jeunesse, la fraîcheur d'inspiration du «Roi Cophétua », charmera les admirateurs nombreux do ces poèmes depuis longtemps célèbres : « La Nuit », f Prométhée », « Le Cerisier fleuri ».

Les Cahiers Indépendants publieront tous les mois une œuvre complète et inédite (poèmes, contes, roman, drame, études littéraires ou philosophiques). Ils annoncent dès à présent, pour l'année 1919, les vo- , lûmes suivants:

En mai:

€ Nocturnal », contes, de Franz Hellens;

En juin :

« L'Idole portative », poèmes, de R.-E. Mélot;

Eu juillet:

tLe Cadran solaire», roman, de Paul Colin;

En août:

« Les Eaux-Mortes », drame, de Mme Marguerite Duterme ;

En septembre :

< Etudes sur Dostoïewsky », de Henry Dommartin ;

Puis des volumes de Paul Fierens, de Georges Guérin, de Jean de Bbsschère, des études d'écrivains étrangers sur l'art en Belgique, d'écrivains belges sur les orientations artistiques de l'étranger.

Les Cahiers Indépendants s'appliqueront à faire connaître à l'étranger les écrivains belges, et contribueront ainsi au rayonnement intellectuel de notre pays. — Ils comptent dès maintenant des abonnés ea France, en Angleterre, en Italie, en Espagne, en Buisse, en Hollande, en Norvège, aux Etats-Unis et dans l'Amérique latine.

Les Cahiers Indépendants s'appliquent avant tout à faire connaître les écrivains de Belgique aux lecteurs belges... C'est une tâche. C'est une ambition. C'est une tâche que facilite sans doute une fierté nationale aujourd'hui assurée. C'est une ambition, néanmoins... Et c'est même une ambition légitime.

La «littérature belge», les «écrivains belges»... Ces mots, nous les avons prononcés maintes fois; maïs,

avouons-le, nous n'avons témoigné jusqu'ici, à notre littérature et à nos écrivains, qu'un amour excessivement platonique.

C'est ainsi que beaucoup d'auteurs belges ont dû 6'expatrier ou, tout au moins, se faire éditer au dehors.

Cet état de choses ne peut plus durer. Il y va do notre dignité. Il faut qu'un contact plus intime s'établisse entre le public de chez nous et les écrivains de chez nous; qu'il y ait dans notre pays, ainsi que partout ailleurs, de véritables entreprises d'éditions littéraires, permettant au poète, au conteur, au romanicier de travailler dans une atmosphère propice aux belles œuvres.

Les Cahiers Indépendants s'efforcent d'établir c© contact, de créer cette atmosphère.

A l'heure où la Belgique travaille à sa renaissance et s'exalte d'apporter à cette grande tâche une ardeur pacifique, les Cahiers Indépendants ambitionnent de contribuer largement, ainsi, à la reprise de l'activité littéraire nationale.

Dans tous les domaines de la vie matérielle et de la vie morale, un souffle de vie nouvelle abonde, qui invite à l'essor.

Il convient que notre littérature aille, elle aussi, de l'avant.

< Aller de l'avant » : Telle est, dans un plan strictement artistique et intellectuel, notre seule ligne de conduite, notre seule directrice. A certaines époques, « ne point rétrograder » suffit (peut-être). — La nôtre exige davantage.

Or, aller de l'avant, dans le domaine qui nous intéresse, et chez nous, qu'est-ce faire? C'est aller à plua d'affineraent intellectuel et artistique, c'est aller à une compréhension plus immédiate de nos propres richesses, c'est ne plus vouloir laisser à un voisin l'honneur de découvrir ces richesses nôtres, de les mettre en valeur, et de nous les révéler ainsi à nous-mêmes, ironiquement.

Aller de l'avant, pour l'écrivain belge, comme pour tout artiste, c'est développer sa personnalité, c'est affranchir sa forme, c'est élargir son horizon. Aller de l'avant, pour le lecteur belge, c'est apprécier les écrivains de son propre pays...

Il n'est pas nécessaire d'être «compétent». Ce mot est absurde, comme est absurde l'artiste qui, systématiquement, de parti pris, s'Isole du public. — Il suffit de savoir lire. Il suffit que le lecteur, à son tour, n'exige pas systématiquement que l'écrivain soit un tout complaisant rédacteur.

Le lect'ur collabore.

D'une harmonie joyeuse et profonde entre le don créateur de l'artiste et la sensibilité compréhensive du public, naît la grandeur artistique de certains temps.

Les Cahiers Indépendants s'efforceront de réaliser, pour le mieux, cette harmonie.

Paraîtront annuellement, en plus des douze œuvres complètes, six cahiers de documents se rapportant à la vie artistique et littéraire belge contemporaine, et destinés à rapprocher le lecteur de l'artiste.

Le lecteur — l'abonné — sera tenu au courant du mouvement des idées. Des renseignements de détail (qui lui demeurent habituellement étrangers) lui seront donnés, concernant les principales manifestations d'art. Il connaîtra les jugements portés par la critique locale et étrangère sur nos publications.

En tout, donc, dix-huit volumes annuellement.

Nous nous inspirons de la fonnule qu'avait inventée à Paris, pour ses « Cahiers de la Quinzaine », le grand et regretté Charles Péguy, tué en septembre 1914.

Les Cahiers Indépcmlaiits ne sont donc pas une revue; au contraire, ils réagissent contre la formule qui consiste à réunir périodiquement, sous le lien factice d'une même couverture, des éléments hétérogènes; cependant ils ne sont pas non plus une simple ent'oprise d'édition : ils ne se départiront pas, dans le choix des ouvrages qu'ils publieront, d'une certaine idée, d'un certain idéal.

Ainsi, dans un plan moins essentiellement artistique, agissaient les « Cahiers de la Quinzaine ». Ainsi, dans un plan non moins moderniste, agissent également les « Editions de la Nouvelle Revue Française ».

Nous voulons dire que l'acheteur, s'il veut se tenir au courant des tendances neuves, peut faire confiance à l'éditeur de publications telles.

Nous désirons cela, qui en Belgique est nouveau. L'indication, chez nous, jusqu'à présent, manquait.

Les Cahiers Indépendants se vendent par abonnement.

Dès avant leur élaboration effective, ils ont rencontré les sympathies les plus puissantes : de nombreuses personnalités leur ont, en effet, accordé un appui par-

ticulier, à titre d' « abonnés perpétuels ». Nous les en remercions ici. Parmi eux:

jjmes Wiskemann-Deizaert et Fr. Wittouck ; MM. Ernest Solvay ; Ch. Bulens ; Raym. Buurmans ; Canon- Legrand ; Guill. Charlier; H. Colin; J. Dégrève; J. Delhaize ; Baron P. Descamps; Despret; Ch. Dietrich; Baron van Eetvelde , M. Gouverneur ; Pierre Graux ; G. Grimard ; L. Guinotte; P.-E. Janson ; Baron A. Janssen ; Eug. Keym ; S. Laram; Hector Leclercq ; Omer Lépreux; Ernest Mélot ; Xavier Neujean; L. llossum ; H. Samuel ; Edmond Stallaerts ; William Thys; E. Vanderborght ; Raym. Vaxelaire ; G. Vaxelaire; etc., etc.

L'abonnement ordinaire est de :

25 francs par an (18 volumes).

Ceux des volumes qui seront mis en librairie y seront vendus au prix de 4 francs en moyenne : l'avantage de l'abonnement est donc considérable. Pour l'étranger, l'abonnement annuel est de 30 francs.

On souscrit chez Dechenne, 14, galerie du Roi, aux exemplaires de luxe, sur Hollande, numérotés (180 fr. l'an). Ces exemplaires, tirés à petit nombre, ne tarderont pas à être très recherchés des bibliophiles.

Nous prions instamment nos abonnés actuels de faire, dans leur entourage, en faveur des C.'ihiors IndôpiMulaiifs, une active propagande. Nous joignons à chaque volume une carte d'abonnement, à remplir.

Nous prions instamment nos abonnés actuels de collaborer à une tentative nécessaire, en amenant aux Cahiers ludépciiduiits de nouveaux et nombreux souscripteurs. Ainsi cette tentative littéraire n'échouera pas — ce qui sera, en Belgique, un fait digne de mémoire.

Que les demandes d'abonnement soient adressées aux directeurs des Cahiers Indépendants (R.-E. Mélofe et Paul Colin), 8, rue de la Tribune, Bruxelles.

Des presses de L'EXPANSION BELGE

4, rue de Betlzùmont BRUXELLES

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