LAMENTATION DES FEMMES D'ISRAËL
David (pendant le chœur)
Guilboa ! Guilboa !
Ta gazelle, Israël, a péri sur les monts. Comment sont-ils tombés, les plus forts
d'Israël ?
N'en parlez ni à Gath, ni aux rues d'Ascalon, de peur que l'ennemi ne raille l'Eternel.
Les filles chanteraient au pays Philistin, les filles danseraient au son du tambourin. O monts de Guilboa, jamais pluie, ni rosée sur votre tête chauve, offrande méprisée. C'est là qu'il fut jeté, le bouclier des braves, le bouclier du roi que la sainte huile lave. De la graisse des forts et du sang des blessés, ton arc, mon Jonathan, ne s'est jamais lassé. Et ton épée, Saùl, était toujours brandie. Saùl et Jonathan ! Chéris durant vos vies, vous n'avez pas été séparés par la mort, aigles au vol rapide et lions au cœur fort.
Comment donc les meilleurs sont-ils tombés ? Comment, mon Jonathan, as-tu pu succomber? Mon cœur, o Jonathan, souffre une peine
amère. Tu étais mon plaisir, o mon ami, mon frère. Et tu m'aimais, mon Jonathan, plus que ton
âme, ton amour surpassait même l'amour des
femmes.
O Jonathan !
Comment donc les meilleurs là-haut sont-ils
tombés ?
Pourquoi notre splendeur a-t-elle succombé?
Les Pleureuses
Ha, ha!