‹ Le roi de Lahore. Opéra en cinq actes, six tableauxChapitre 23 sur 49 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

TIMOUR

Roi, ramour profanant cette enceinte bénie,

Ce temple toujours respecté, Cet amour est un crime et Dieu veut (lu'on l'expie.

A LI M, simploruont.

Parle! tu seras écouté.

TIMOUR

Au nom de Mohamed, qu'il nomme le Prophète, Le sultan Mahmoud vient pour combattre nos dieux, Ses soldats si ta main, seigneur, ne les arrête. Vont chasser jusqu'ici nos peuples devant eux.

Eh bien, rassemble ton armée,

Marche vers le désert de Thol, Et que, devant tes pas, ainsi qu'une fumée S'efface l'ennemi menaçant notre sol.

ALIM, fièrement.

Je n'ai pas attendu ta parole, ô mon père.

Pour rassembler mes cavaliers.

Comme votre salut, ma gloire encor m'est chère. Demain mes bataillons partiront p:ir milliers, Demain mes étendards flotteront dans la plaine.

A Sitâ, doucement.

Me suivras-tu, Sità?

SlTA.

Vous êtes mon maître.

SCINDIA, sombre, les regardant. ^A part.

Il mourra !

ÂLIM, après un temps, à Timonr.

Que ta main me bénisse et qu'Indra me soul;e;i:ic!

Il floiliit le g*'nuu devant Timour qtii étend la main sur iod front.

SCINDIA, à part, avec \in profond sentiment de haine.

Ton jour est proche, Alim, car je t'ai condamne! Sità m'appartiendra.

TIMOUR3 relevant le roi.

Vas et sois pardonné !

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