‹ Le roi de Lahore. Opéra en cinq actes, six tableauxChapitre 46 sur 49 · ACTE CINQUIl'ME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIl'ME

Do ma douleur ([uo la ninri me (l(Mivn>!

Adieu donc, ô cruel passé!

0 mort, la volupté m'enivre,

Tu me rendras l'amour, l'amour tr«»i) tùi i)iisé.

Vers lu sïulno iritidra.

Témoin de mon ciiasliî délire,

Conlident de mes premiers vouix, Imnp:e du Dieu bon dont les traits radieux

Dans l'ombre semblent me sourire.

J'ai voulu revenir expirer sous tes yeux.

Avec uiio exaltation croissaute.

Reçois mon âme, Dieu !

Que la mort me délivre.

Apaisant mon cœur d'amour consumé Oui, je vais te suivre, 0 mon bien-aimé!

Elle va se frapper. — A co moment viennent des profomleurs du tom[.le des voix disant la prière du soir déjà ontenJiio au pr.^niier aote — Sil.\ fi'arrôt ••

La prière!.. Ah! parfums de la saison lointaine! Ah! souvenir charmant de mes heures d'espoir! Oui, vous me revenez quand va finir ma peine.

Rùvensc.

Aux premières ombres du soir, Quand je chantais ainsi je le voyais paraître.

Pendant que la prière continue au loin.

Il parlait... un frisson agitait tout mon être!..

Jamais sa main n'osa toucher ma main!.. Souriant, il passait en murmurant : demain!

La prière a cpssé, — Alim, sous le vtHement Mano des prêtres d'Indra, vient lentement en srènc. — Un rayon de luno lui montie l)ienl<H une

forme immobile au pied de l'autel . — Il vient vers elle. — Il reconnaît Sitîl. — Jeu de scène. — Situ, haletante, comme foudroyée; puis courant vers Alim avec un cri déchirant.

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