‹ Le roi de Lahore. Opéra en cinq actes, six tableauxChapitre 49 sur 49 · SCÈNE III Les MÊMES, SCINDIA · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les MÊMES, SCINDIA

SCINDIA

Lui!., cet homme!., avec elle!

48 LE ROI DE LAnORE

SITA, rùso'.ùmont.

Ah! tais-toi, misérable!

Ne lève pas sur nous tes mains pleines de sang, Cet homme, c'est ton roi. — Demeure obéissant, Implore le pardon d'un vengeur redoutable!

ALIM.

Obéis, Scindial

SCINDIA, avec uae ironie terrible.

T'obéir?.. Insensés!

Quand la force est pour moi, c'est vous qui menacez!

S'avançant vers Sità.

A mon pouvoir je vais pour toujours te soumettre

ALIM.

Lâche! oseras-tu donc!..

Courant anx issues.

Ah!., partout des soldats!

Partout la mort pour elle!..

SCINDIA, près de saisir Sltâ.

Oui, je suis le seul maître!..

A moi, soldats !

s l T A , avec exaltation.

Non, traître !

Je ne t'appartiendrai pas!..

Elle se frappe et jette son arme.

ALIM.

Sità! Dieux!., qu'as-tu fait L.

11 chancelle, comme frappJ; dn même coup que Sità. — Ils marchent en so tendant les bras, l'un vers l'autre.

AGIE CINQUILIME 40

Fatalité cruelle !..

Soudainement vers Alun.

Je saurai me venger !..

ALIM, soutenant Situ et bravant Scinilia.

Ah! je meurs de sa mort' Tu ne peux rien sur nous... Et je triompiie encor!.. Car les dieux bienfaisants me frappent avec elle!

SGINDIA, sous l'impression d'une terreur religieuse.

Je sens planer sur eux la puissance éternelle!

ENSEMBLE ALIM et SITA, avec oxollatioo, so tenant embrassera.

Tu m'appartiens!., je l'aime et je bénis le sort!

SGINDIA.

Ils triomphent encor!

Ah! je maudis mon sort!..

Sità! Sitàî je l'aime!

Je l'aime et c'est par moi qu'elle succombe, hélas! Ils sont heureux ; la mort même Ne les sépare pas !

ALIM et SITA.

Que cette dernière heure

Ne nous sépare pas !

Restons unis ; que je meure... i

Que je meure dans tes bras!

Sur l'effet final do l'ensemble, la nuit s'illumine^ le sancluaire s'ouvre au fond. — Vision du paradis, avec Indra, les dieux, les bienlieureux assemblés. — Musique céleste. — Alim et SitA, faiblissant peu à peu tombent à genoux et toujours embrassés. Scindia les contemple avco UDe émotion profonde.

SITA et ALIM9 expirants, dans une sorte J extase.

Une splendeur nouvelle A nos yeux se révèle Et nous entrons, joyeux, dans la gloire d'Indra!

Leurs corps fléchissent et doucement ils tombent ensemble, morts, devan t les marches de l'autel.

SGINDIA.

Ah! mon œuvre est infâme et Dieu me frappera!

11 se prosterne, le visage voilé de ses mains.

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