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l'argent, qui cette fois lui fut refusé; Mademoiselle exigeait, avant de ne rien envoyer, une explication franche et sincère de la conduite de son mari.
Lauzun répondit qu'une, femme soumise n'avait point de comptes à demander; qu'il lui fallait de 1 argent , attendu qu'il en avait le plus grand besoin.
Sa lettre resta sans réponse ; il écrivit de nouveau , et cette fois Mademoiselle lui fit dire que des renseignemens certains ne lui permettaient plus de douter de son malheur ; qu'elle n'était point disposée à payer ses maîtresses et ses dettes de jeu , et que pour le punir de son inconduite elle le déshéritait.
«Je regrette, ajoutait-elle, d'avoir été si « long- temps la dupe d'un caractère comme «< le votre. Vous n'étiez pas digne de votre « bonheur. M. le duc. «
— Hélait gentil lo bonheur! s'écria Lauzun en achevant la letln» do l'Altesse royale; une vieille fille de cin([nante ans qui s'essayait à
DïilSI.AC). Î66
jouer \i' mlr de / r/tas. il moi j Clais son .-L/nft/s ... iiii.s('ri((»r(irî Mais j ai uni' (iolahon. se (lit il .ij)r«'s ((ucl(|u^*s insl.uis do réfloxiou . cl jr forai xaloir mes (Jroib surSaii>t-Far^'eau. ri lier- et ( Jiàtelleraull (ju'elle m'a abandonnées la >eille de noire mariage. Pauvre Altesse! elle ne peut me pardonner d'avrjjr osé hii dire, après lx)ire, Louise d'Orlcans, tiremoi mes hottes ! entre époux, c'est si naturel de se rendre de petits services.
Lau/.un revint en France, et sut se faire pardonner cet acte de désol)éissance qui eiU valu il un. autre une prison perpétuelle. Mais il y venait dans lintention de faire du scandale et d humilier Mademoiselle, (jui vivait fort retirée dans sa terre de Clioisy : et le roi . qui n'aimait point 1 Altesse royale . éprouva un i;rand accès de gailé en apprenant l'arrivée du i\\\ç de Limzun: il répondit au marquis de i^u\ois (j^ji lui demantlait son axis au sujet ilu du( :
— QuV>n le lais>e Icarupiilîe. et r^ous au