SCÈNE II DEGLI FORTUNATI, LORENZO
LORENZO, s‘avançcant.
Tiens, c’est vous Fortunati ?..
FORTUNATI
J'allais me présenter chez vous,
monseigneur.
LORENZO
Si vous voulez entrer, je suis tout à vous.
FORTUNATI
Non, merci. D'ailleurs nous s causer, si toutefois vons voulez bi instants d'entretien ?
erons très bien ici pour en m'accorder quelques
LORENZO
Mais avec plaisir, monseigneur !.. J'écoute !. :
D'abord, je dois vous dire matin sur cette place, d’Angelo Sanvitalli
que si je suis venu ce c'était pour admirer le travail
Le travail ?..
FORTUNATI
Regardez !..
LORENZO
Lui !.. C'est lui qui a fait cela ?..
FORTUNATI
Malheureusement pour nous, c’est lui.
LORENZO
Que voulez-vous dire ?..
FORTUNATI
Simplement, que cette œuvre, qui place aujourd’hui Angelo, à la tête des horlogers de Florence, lui donne aussi une très grande réputation parmi les gens du peuple. Plus que jamais, il essayera de revoir votre fille! Que ferez-vous ?..
LORENZO, désespéré.
Ah ! Monseigneur ! Ce jeune homme fait mon désespoir, il sera la cause du déshonneur qui rejaillira sur ma maison !.. Il sera la honte de ma race et de mon nom !.. Mon nom placé jusqu'ici à la tête de la noblesse florentine, ce nom, dont j'étais si fier, ne pourra se ‘ perpétuer par ma fille. Ah!.. Malédiction sur moi, qui n'ai pas su veiller sur mon enfant !.. Qui n’ai pas su l'empêcher d'aimer ce roturier
Il ne taut pas vous désoler monseigneur, Il nous reste un dernier moyen de tout réparer.
LORENZO
Parlez !.. dites lequel ?..
FORTUNAT I
Ce serait de lui offrir une somme importante pour le décider à quitter Florence, à partir immédiatement, avec sa mère, car il ne partirait Pas sans elle ; puis, aller s'installer ailleurs, à Naples par exemple.
LORENZO
Il est fier et orgueilleux. Cette offre venant de vous, il la refusera !..
FORTUNATI
Alors, trouvez un autre moyen, car ce n'est pas seulement vous qui seriez déshonoré, si ce mariage se faisait. La honte retomberait sur la noblesse entière, et ce nom dont vous êtes le porte étendard, serait flétri, par tous les seigneurs du royaume.
LORENZO
Vous êtes cruel, monseigneur !..
FORTUNATI
Cruel!.. Non!.. Mais je veux empêcher un mal. heur irréparable ; car savez-vous ce que l'on dirait
Ra LH
monseigneur ?.. ‘‘On dirait que le noble Altoviti a donné sa fille à un simple artisan, Parce que son honneur était perdu, et que le plus petit bourgeois de Florence n'aurait pas voulu d'elle ! ”
LORENZO, suppliunt.
Ayez pitié de moi, monseigneur, Croyez-vous que tout ce que vous me dites là, je ne me le suis pas, dit à moi-même ?..
FORTUNATI, sévère, Eh bien ! qu'attendez-vous pour agir?., LORENZO.
Agir !.. Conseillez-moi monseigueur, que faut-il faire ?.. Ahl!.. si vous pouviez trouver un moyen vous m'oteriez un grand poids de sur le cœur,
11 faudrait le provoquer en duel et le tuer !.. LORENZO, surpris.
Le tuer ?..
FORTUNATI
Qu'est-ce qui vous arrête ?.. Ce jeune homme, ne vous a-t-il pas infligé la suprême insulte er tentant de vous assassiner ?..
LORENZO
Hélas ! ce n’est que trop vrai!..
FORTUNATI
Et dans mon palais, n'a-t-il pas tenté de tuer l'un de mes gardes ? car c'est lui, il ne faut Pas en douter !.. C'est parce que Mario di Torelli était son ami, que je n'ai pas voulu ébruiter cette affaire !
LORENZO, surpris.
Se pourrait-il ?..
FORTUNATI
Puis, est-ce un Parti avouable pour votre maison ? Mas si vous permettiez une union Pareille. Vous confieriez le bonheur de votre enfant à un bravo !. "
LORENZO, désespér..
Ah!.. Ma fille, enfant cruelle, comme tu fais. souffrir ton vieux père !.. (On entend des pas.)
FORTUNATI
Silence !.. Voici quelqu'un !.