ACTE PREMIER
GAUTRU.
Aimable maintien !
MERLUSSAC,
Je sens que mon amour augmente.
GAUTRU.
Je ne vois plus de borne au mien.
MERLUSSAC, prenant un écrln dans la poche de Gautrit.
Puis-je au moins suspendre, moi-même,
A votre cou Ce modeste bijou ?
GAUTRU, tirant de sa poche un autre écrin.
Faveur suprême!
Puis-je, seulement.
Poser sur votre front charmant Ce diadème?
Ils avancent avec leurs bijoux. Ils vont découvrir les amoureux. La marquise ferma les yeux. Les jeunes filles sont tremblantes. AGATHE et CHIMÈNF, bas
Que faire?
PHILOMÈLE, bas.
Refusez.
MERLUSSAC, s'avançant*
Inclinez-vous un peu.
AGATHE
Nous ne portons jamais de bijoux.
CHIMÈNE
C’est un vœu .
MERLUSSAC
Belles comme le jour! et pas même coquettes!,
GAUTRU, vivement*
Ne contrarions pas ces vertueux penchants.
Ce sera donc pour les cadettes.
ANGÉLIQUE
Nous non plus.
LE ROI L’A DIT
PHILO MÊLE
Nous a’aimons, nous, que les fleurs des champs. MERLUSSAC.
Gautru, nous ne devions apponer que des roses.
GAUTRU.
Je te l’ai dit, baron .
MERLUSSAC.
Il en est encor temps.
GAUTRU.
Oui, je comprends à demi-mot les choses ;
Nous allons, dans quelques instants...
Déposer à vos pieds tout ce que le printemps A de fleurs écloses.
GAUTRU.
Vous ne verrez plus céans. .;
MERLUSSAC.
Que montagnes de fleurs.
GAUTRU.
Des lacs !
MERLUSSAC.
Des océans I
GAUTRU, à part.
Je suis le plus heureux des hommes.
MERLUSSAC, do même.
Je suis un heureux coquin.
Ils se dirigent vers la porte.
TOCS.
Ah!
Ils reviennent.
Ciel!
Xiton pose vivement son paravent devant les jeunes gens, qui se trou* vent cachés.