MITON , BENOIT
BENOIT
Eh! c’est ce cher Miton; ma joie est sans seconde.
Approche un peu, butor, que l’on te gronde.
Ton temps est bien employé.
BENOIT
Je crois qu’il m’a tutoyé.
MITON
Les écus font chez toi de si terribles danses Qu’il faut courir après les redevances.
Les grands parents sont absents pour un mois. Tu bats les créanciers du marquis, tu reçois
LE SOI L’A DIT
BENOIT
Je n'aime pas qu’on me conseille.
Tu vas donner un bal mesquin.
BENOIT
Quel est ce ton, faquin?
MI TON, étonné*
Comment ?
BENOIT
Veux-tu qu’on te coupe une oreille?
Ml TON, satisfait.
Une oreille ! Pas mal. Pas ma'.
BENOIT. *
Drôle !
MITON
Très-bien.
BENOIT
Me crois-lu ton égal ?
MITON
Bravo !
BENOIT, le menaçant.
Sais-tu que je me tiens à quatre?
Maître sot ! maroufle impoli 1
MITON, ravi.
II veut me battre ;
Il est accompli.
BENOIT, se radoucissant.
Rassure-toi, Miton, je te pardonne.
MITON
Monseigneur est trop bon.
Car j’ai besoin de toi.
MITON
A la bonne heure 1