‹ Le roi l'a dit opéracomique en trois actes, en versChapitre 58 sur 97 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE MARQUIS

Les faire Bauter !..

Il est vif.

Il doit tenir cela de vos ancêtres.

LE MARQUIS

De mes ancêtres ! C’est trop fort !

Pour imiter leurs incartades, tiu’as-tu tait ? Es-tu mort Aux croisades?

Oui, palsanguienne ! et j’en suis fier,

Mes aïeux en faisaient de belles!

Mais ils étaient bardés de fer Et ne portaient pas de dentelles.

Athalaric de Moncontour,

Qu'on avait surnomme le Fauve,

Pendait ses deux hommes par jour,

> Mais c’était sous Charles le Chauve.

Théodebert de Moncontour,

Mécontent de son ordinaire,

Jeta sa femme dans le four.

Mais sous Louis le Débonnaire.

Oui, palsanguienne ! et j’en suis fier,

Mes aïeux en faisaient de belles !

Mais ils étaient bardés de fer Et ne portaient pas de dentelles.

Aujourd'hui tous les Moncontour Se résument en ma personne;

Mon fils doit suivre, avec amour,

Le bel exemple qu’on lui donne.

J’ai dans mes armes un mouton ;

Je ne prends pas un air farouche.

Je suis doux, je m'appelle Othon,

Je ne tuerais pas une mouche.

LE ROI I.’A DIT

Oui, palsanguienne ! et j’en suis lier.

Mes aïeux eu faisaient de belles !

Mais ils étaient bardés de fer Et ne portaient pas de dentelles.

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