ACTE DEUXIÈME
MI TON, au marquis.
C’est l’almanach !
MERLUSSAC.
Voulez-vous rappeler qu’il fut apothicaire?
LE MARQUIS
Hein? grand Dieu! Juste ciel! Mais je n’en savais rien.
MERLUSSAC.
Je n’aime pas qu’on raille de la sorte.
LE MARQUIS
Et quand je l’aurais su...
MERLUSSAC, brusquemeut.
C’est bien.
GAUTRU, da l’autre cité.
Merlussac, retiens- moi...
LE MARQUIS, ahuri.
Comment?
GAUTRU.
Si je m’emporte.
LE MARQUIS
Vous railler 1 Tous les deux! Jamais on n’y songea.
A Gaulru.
Mon gendre!
GAUTRU.
Votre gendre! — Est-ce une autre épigramme?
Vous avez invité... — que Dieu garde son âme ! —
Ma première femme.
LE MARQUIS
Moi., je...
GAUTRU.
Pour rappeler, sans doute, que déjà. . .
LE MARQUIS, vivement.
Je l’ignorais. C’est donc involontaire.
GAUTRU, avec amertume.
Vous invitez aussi le mousquetaire !
LU ROI L’A DIT
BENOIT
C’est la faute de l'almanach.
GAUTRU.
Quel almanach?
Il est vieux comme Hérode.
LE MARQUIS
De là vient tout le mic-mac.
MERLUSSAC.
Expliquons-nous avec méthode.
LE MARQUIS
Je ne suis point coupable.
GAUTRU.
Et qui donc?
MERLUSSAC.
Cadédis !
Voici vos lettres.
* LE MARQUIS
C’est mon fils I
MERLUSSAC et GAUTRU, étonnes.
Votre fils?
LE MARQUIS
Oui.
MERLUSSAC et GAUTRU, se regardant.
Son fils !
Il s’est trompé de date.
GAUTRU.
Vous avez donc un fils?
LE MARQUIS
Moi?— Certes, je m’en flatte.
MERLUSSAC.
Depuis quand?