ACTE DBUX1ÈME
On nous renvoie.
Ah ! quelle joie Et quel bonheur D’avoir eu peur!
BENOIT, rassuré, se préseetant fièrement.
Je suis ravi d’avoir pu vous distraire.
LES QUATRE JEUNES FILLES, étonnées.
C’est lui !
Elles se rangent de chaque côté, le laissant au milieu et le saluant poliment.
BENOIT
Vous méritez, parbleu ! des défenseurs.
Papa, présentez-moi mes sœurs.
LE MARQUIS
Comment ?
LA MARQUISE
Ciel!
LES JEUNES FILLES, étonnées.
Nous avons un frère î LE MARQUIS.
J'oubliais de vous l’annoncer.
LES JEUNES FILLES, vivement.
Ah! nous voulons l’embrasser.
LA MARQUISE
Ah! mon Dieu!
LE MARQUIS
Non, non.
LA MARQUISE
Mes tilles !
BENOIT
Elles sont vraiment gentilles.
LES JEUNES FILLES
Ah ! qu’il est doux D’avoir un frère Pas trop sévère !
Embrassons-nous.
LE ROI L’A DIT
LE MARQUIS et LA MARQUISE.
Arrêtez-vous; »
On se modère Pour un grand frère;
Embrassez-nous.
FLARAMBEL et LA BLUETTE.
Ah ! qu’il est doux D’avoir un frère Pas trop sévère !
J’en suis jaloux.
BENOIT
Mon sort est doux ;
Je suis le frère,
La chose est claire ;
Embrassons-nous .
MERLUSSAC et GAUTRU, montrant le marquis et 1a marquise.
Comme ils sont doux Pour ce grand frère !
Le téméraire Se rit de nous.
LE MARQUIS et LA MARQUISE.
Assez! assez!
BENOIT
Ah ! mon cœur se dilate En regardant ces beaux yeux attendris.
Les appelant sans les regarder.
Venez, belle Chimène; avancez, belle Aguthe.
Les jetant dans les bras de Flarambel et do la Bluette.
Voici vos maris !
LE MARQUIS el LA MARQUISE .
Quoi !
MERLUSSAC et GAUTRU.
Que dit-il !
LES JEUNES FILLES et LES JBUNES GENS.
Est-ce un rèveî