‹ Le roi l'a dit opéracomique en trois actes, en versChapitre 82 sur 97 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE MARQUIS. '

Aimable aveu !

Vois ta perruque, elle était magnifique.

BENOIT, avec dédain.

J’y tiens si peu.

LE MARQUIS

Comment?

Je l’ai perdue au jeu.

LE MARQUIS

Et ce pourpoint?

BENOIT

Perdu sur l’as de pique !

LE MARQUIS^ le menaçant.

Je te battrais.

ANGÉLIQUE, viremcut.

Oh ! non !

CH1MÈNE

lia vingt ans!

PHILOMÈLE

On ne met pas les jeunes gens sous verre.

AGATHE

Soyez moins sévère.

Elles entourent Benoit .

LE MARQUIS

D’ailleurs, je n’ai pas le temps.

A Benoit.

Ecoute, seulement, quelques paroles brèves.

J’ai placé dans ta chambre un costume nouveau :

Va le mettre à l’instant.

BENOIT, lui sautant au cou.

Bravo 1

Vous êtes bien le papa de mes rêves.

Le marquis va l’accompagner jusqu’au fond ; les jeunes filles restent tristement sur le devant.

114 LE ROI L’A DIT

CH I MÈNE, regardant sortir Benoit.

C’était notre seul défenseur.

AGATHE

Il ne nous a rien dit!

CHIMÈNE

Moi, je me désespère.

AGATHE, pleuraot.

Faudra-t-il épouser le baron 9

PHILOMÈLE

Pauvre sœur !

CH I MÈNE, pleurant.

C’est horrible !

ANGÉLIQUE

Essayez de fléchir notre père.

PH1LOMÈLE.

En le prenant par la douceur.

Il est devenu très-sévère.

Le marquis revient vers elles et les examine d’un air préoccupé. *

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