acte troisième
Sur un fond cramoisi de l’or qui se détache ,
Et puis dans les cheveux quelque chose... un panache,
Ou des plumes de perroquet.
Ce serait coquet.
Avec un «oupir.
Enfin!
Passant devant elles.
Supposez donc que l’auguste marquise Est assise
Dans cet auguste fauteuil.
Cherchez un sourire Qui sache tout dire :
Le respect, la joie et l’orgueil .
Le marquis, incliné profondément, marche respectueusement vers le fauteuil vide, — ses filles l’imitent, — quand Miton, qui est entré par la porte dn fond à droite, s’avance et se trouve devant le fauteuil. — D est vêtu en violet, triste, l’air contrit et les mains croisées sur sa poitrine.
LES JEUNES FILLES, stupéfaites.
Monsieur Miton 1
LE MARQUIS, ébahi.
Miton ! quoi! vous êtes en deuil?
MITON
Non, monseigneur.
Pourquoi cet aspect lamentable?
Et cet habit inconsolable?
Vous avez l’air d’un revenant.
MITON
C’est la mode maintenant.
LE MARQUIS
La mode?
* MITON
Qu’il faut bien suivre.
Le grand roi, qui ne rit plus,
Trouvant nos plaisirs superflus,
A donné l’ordre de bien vivre.
le roi l’a dit
LE MARQUIS
• Comment?
M I TON
Il a suffi d’un mot.
Et tout le monde est dévot.
On ne voit plus que mines coites,
Figures benoîtes,
Regards contrits,
Fronts moroses,
Bouches closes,
Et costumes gris.
LE MARQUIS
Mes filles ont des rubans roses !
MITON
Oh ! c est une couleur que je ne saurais voir.
. le marquis.
Miton, je suis perdu.
MITON
C’est trop vous émouvoir.
le marquis.
Du rose tendre!
Quel contre-temps inouï!
Savez-vous bien qui j’ai l’honneur d’attendre?
MITON
Madame de Maintenon ?
le marquis.
Oui.
Et mes filles auront les façons cavalières Que vous donniez, misérable Miton,
Sous prétexte de boh ton Et de belles manières.
miton. .
Monseigneur, ce n’est rien : un principe à poser.
Le, quatre jeune, fille, vont immédiatement prendre la position qu’elle.
•ratent à 1. leçon de maintien. - Le marquis ,e retire un peu et regarde.