C. Bernard, op. cil., t. I, p
2. G. Bernard (Ibld., p. 37U) raconte comment en 1622, Louis XlII parcourant les remparts de Saiute-Foy-la-Grande, relevait les défauts de la place et les facilités de l'attaque ; « plusieurs seigneurs et capitaines se trouvoient là et même les ingénieurs les plus excellents de Tarmée qui étoient surpris de ces jugements qu'eux-mêmes n'avoient pas encore faits. »
3. Lettres de Louis Xlll du 6 mars 1022 chargeant René Piette de cette mission : Arch. des Alî. étrang., France 776, fol. 20 r°. Sur ce Piette voir ;
>rch..nut., E. 62». fol. 253 r" et Bibl. nat., ms. fr. 18202, fol. 280 r'.
même les travaux, mettre la main à l'œuvre, charrier des gazons, payer les ouvriers. En janvier 1618, il élevait un fort assez notable « à l'avenue du port de Neuilly ». En août de la môme année, il construisait un ouvrage à cinq bastions aux Tuileries'. Nous ne savons pas qu'il ait voulu aller plus loin et se substituer à ses officiers pour fortifier quelque place de son royaume. Il n'était ingénieur que d'occasion.
Ce qu'il était surtout, c'était officier de troupes, et il l'était excellent. Il avait les qualités de l'emploi. Le prince de Condé faisant son éloge dans un discours qu'il prononçait aux Etats de Languedoc, insistait sur les principaux mérites du roi sous ce rapport : esprit d'administration militaire, courage, ordre, sens développé de la discipline". « Il semble que la guerre soit son élément, appuyait un mémoire émanant de l'entourage du souverain et écrit en 1620; il a toutes les qualités qui conviennent à un grand capitaine ; nul péril ne l'étonné, nul travail ne le lasse; il sait prévoir et pourvoir sur ce qu'il y a à craindre et connoît ce qui se doit méprisera » Préoccupé de son métier, Louis XIII en faisait l'objet de ses conversations, autant et plus que la chasse, ce qui était beaucoup dire : il le connaissait à fond*.
1. Héroard, Bibl. nat., ms. fr. 4025, fol. 397 r"; 4026, fol. 9 r°, v", 10 r°, 75 v"; dépêches de Gontarini du 30 janvier 1618, Bibl. nat., ms. ital. 1771, p. 572; du 24 août 1618, Ibid., 1772, p. 170; Lettre de Cléophon à Polémandre, 1618, p. 17; Boitel de Goubertin, Hist. mémorable de ce qui s'est passé en France, Rouen, 1619, p. 327. (Boitel dit : « je puis en parler avec vérité, comme témoin oculaire »).