Véritable relation, p
voyance, ajoutait un témoin, le roi se rend aujourd'hui un des plus grands et accomplis capitaines qu'on ait encore vu en France' », expression sans doute exagérée mais qui correspondait à des réalités tlatteuses pour le prince. Comme il connaissait ses officiers de troupes, il connaissait ses officiers généraux, savait ce qu'ils valaient, ne se fiait à leurs jugements que dans une mesure raisonnée : « Schomberg, mandait Marillac à Uichelieu le 5 septembre 1622 devant Montpellier assiégé, écrit que le roi se trouve fort étonné de n'avoir personne autour de lui de qui il ait bonne opinion pour la guerre » -. Il paraissait difficile.
Hefléchi et avisé dans les délibérations, il était ensuite énergique dans l'exécution. « Ce que vous avez commandé en très prudent et sage chef, lui disait Dupiney, vous êtes le premier à l'exécuter comme le plus hardi et aventureux soldat de vos troupes" ». D'instinct, le jeune roi inclinait vers les solutions vigoureuses. Au moment de l'affaire des Ponts de Ce, lorsque l'attitude de la reine mère rendait inévitable un conflit, c'était lui qui décidait d'aller de l'avant et d'attaquer : « Il faut jeter le fourreau de nos épées deçà Loire », disait-il^. La campagne de 1622 contre les protestants résolue, il manifestera une impatience fébrile à partir. Le public le savait ardent à la guerre. « Vous représentez-vous, écrivait un con-
1. Copie d'uite lettre écrite du camp devant Montauban, (récit officieux), Toulouse, 1621, iD-12, p. 4 et 7.