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d'entrer de peur que tout ne s'effondre; le dessous est un cellier transformé en salle des gardes \ Heureux quand le roi rencontre une auberge de rouliers comme celles des « Trois-Rois » à Castillon-sur-Dordogne -. Il est des jours où il ne trouve même pas de masure de paysan. Force est de camper. On lui monte des tentes. Devant Saint-Jean-d'Angély, en 1621, on tendra ainsi des tentes « dans une prairie » : tout le luxe que demandera Louis XIII sera qu'on planchéie le sol : il s'accommode gaiement de son sort et même priera sa femme, Anne d'Autriche, qui accompagne l'armée à quelque distance, de venir voir son installation dont il lui fait les honneurs avec bonne grâce ^
Pour la nourriture, il n'est souvent pas mieux pourvu et ne se montre pas plus difficile. En général, le personnel chareé de « sa bouche », « le srobelet », doit le suivre et lui fournir de suffisants menus. Il arrive que le gobelet perde le roi ou ne parvienne pas à le rejoindre à l'étape; d'où l'obligation pour Sa Majesté de s'en tirer comme elle peut. A Marmande, M. de Toiras fera souper Louis XIII à la poste, « sous une treille préparée par les Suisses » '". Ailleurs, le prince se bornera à manger des viandes froides sur un panier : sans façon, il s'installera sous un chêne, sous un prunier, sur l'herbe. Après avoir
1. « Journal » de l'exempt Bordeaux, Bibl. nat., nouv. acq. fr. 6163, p. ioo. Bernard, qui confirme le fait, ajoute : « il y a peu de laboureurs qui n'aient de meilleurs logements. La plus grande part de la cour logea dans des huttes que chacun lit faire » (op. cit., p. 377).