‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 121 sur 345 · Pontis, Méin., éd. Michaud, p · texte numérisé non relu

Pontis, Méin., éd. Michaud, p

2. La Prise des faubourgs, murailles et fortifications de la ville de Montauban, Paris, A. Saugrain, 1621, in-12, p. 5. De Frauville écrit : (le Fidèle historien des affaires de France, Paris, 1623, in-12, p. 234, ouvrage exact et bien informé), « Le roi, étant arrivé à la ville d'Agen, on lui fit voir le plan de la ville de Montauban sur lequel il fut une bonne heure et demie à contempler et considérer les moyens qu'il fallait tenir pour !a battre, et ainsi, opinant avec quelques princes et seigneurs de qualité et aussi quelques architectes qui, pour cet effet, étaient présents, l'opinion du roi fut trouvée très bonne et arrêtèrent de la suivre... »

étoit grand '. » Lors des assauts de Négrepelisse et de Saint-Antonin, c'est le prince qui dispose les colonnes et on admire beaucoup l'ordre qu'il a adopté^. A Montpellier, l'annonce de l'arrivée d'un secours le contraignant à prendre des mesures, il forme lui-même un corps de 1 500 fantassins, tirés des régiments de sa garde et des vieux régiments, les mène à l'endroit voulu, les dispose en cinq bataillons carrés, marche à leur tête entouré de cavaliers et de seigneurs de la cour. « Il y avoit de la satisfaction, dit un témoin, à voir notre roi armé de toutes pièces, bien résolu et montrant un grand désir de rencontrer les ennemis qu'il appréhendoit si peu »'. Il lui arrivera, au siège de Saint-Antonin, de suivre avec une telle passion l'attaque, que se rappelant ses prouesses du jardin des Tuileries il se mettra à pointer le canon et tuera deux paysans qui remparaient les murs; c'était peut-être trop : il paraît l'avoir compris et n'a pas recommencé \ Deux affaires ont surtout montré à son entourage ses qualités de chef : les combats des Ponts de Gé et ceux de l'île de Rié.

C'est lui qui a eu l'idée de l'attaque des Ponts de Ce, ne voulant pas s'en prendre à Angers, par respect pour sa mère qui s'y trouvait. Il disposa les troupes, examina

1. Mercure français, 1621, p. 640; Héroard, Bibl. nat., ms. fr. 4026, fol. 472 v°.

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