‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 149 sur 345 · Ibid.. fol. 103 i", 163 r°, 152 v · texte numérisé non relu

Ibid.. fol. 103 i", 163 r°, 152 v

latins était un aussi notable personnage. * Il y eut discussion avec lui sur le prix de son abjuration. Il eût voulu 400 écus et la pension du clergé ; on lui offrit 400 livres comptant et une pension de 200 livres : ceci vers la fin de 1623; en 1626 M. de Choméane était nommé pasteur à Courthezon. Continuait-il à tromper ses coreligionnaires, ou était-il revenu à sa foi première ? On ne le sait. ^

M. David Durand fut plus consciencieux. Ancien « proposant et dogmatisant », c'est-à-dire professeur aussi au collège de Die, puis nommé régent au collège de Nyons, il accepta de se convertir pour 200 livres comptant et cent écus de pension. Il abjura solennellement devant un notaire, M. Claude Froment, entre les mains de l'évêque de Grenoble, donna reçu authentique des 200 livres que Visconti lui versa incontinent « en pistoles, quarts d'écu et autres monnaies » et tint à faire insérer dans l'acte la promesse qui lui était renouvelée de la pension de 300 livres à payer par le receveur provincial des deniers du clergé. Il eut le courage de son acte, à moins que, celui-ci ayant été connu, M. Durand ne se soit cru obligé d'en prendre son parti : il imprima une Déclaration de M. David Durand, dauphinois, jadis proposant et dogmatisant en la religion calvinique touchant sa conversion à la foi catholique^. Selon toute

1. Voir sur M. de Choméane la notice de E. Arnaud, Hist. de Vacadémie protestante de Die, 1872, p. 50; celle de Haag, la France protestante, 2" édition, t. V, p. 482 et en général, sur ces académies protestantes dont nous parlons, le livre de P. Bourchenu, Etude sur les académies protestantes en France au XVP et au XVJP siècle, Paris, 1882, in-8°.

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