‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 152 sur 345 · Maz. 2127, fol. 3 t" et 188 r · texte numérisé non relu

Maz. 2127, fol. 3 t" et 188 r

3. Ibid., fol. 7 v°, 8 r°, 10 v°, 173 r". Louis XIII expliquait à Bassom-

paysans, vassaux de tous genres. On donna principalement sur les gentilshommes.

On réussit. La facilité qu'a eue la noblesse protestante à se convertir s'explique par plusieurs raisons.

Le duc de Rohan remarquait avec mélancolie que ce qui perdait la cause réformée en France, était que « presque toujours les intérêts particuliers ruinoient les affaires générales ». ' L'appât des brevets d'officiers, de pensions, de gouvernements, fut pour beaucoup dans le succès des agents de Louis XIIL Ensuite, la conversion retentissante du duc de Lesdiguières, avait démoralisé les gentilshommes'. Lesdiguières s'était-il décidé « en toute rondeur de conscience », suivant un mot du temps? Ce n'était pas sur. Faiblesse, ambition sénile, écœurement à l'égard de ses coreligionnaires, besoin de céder aux avances de la Cour qui, depuis si longtemps, l'accablait de faveurs : il y avait eu de tout dans l'abjuration du duc. ^ La noblesse dauphinoise et cévenole ne se crut pas tenue à plus d'héroïsme que son chef : elle se donna pour des raisons bien moins compliquées et en échange de beaucoup moins qu'une épée de connétable. Puis, comme Lesdiguières, les gentilshommes étaient « dégoûtés » de leurs coreligionnaires :

pierre que « moyennant ce (la conversion de Lesdiguières), il acquerroit sans coup férir toute la province du Dauphiné pour notre religion » (Bassompierre, Journal, éd. Ghantérac, t. III, p. 88, juillet 1622).

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