‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 155 sur 345 · Ibid., fol. 183 r · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 183 r

tagnes » ', réclama, lui, une compagnie aux gardes françaises, les frais d'entretien d'une garnison de trente hommes dans une de ses places, les arrérages de ses pensions supprimées pour ses rébellions, et que des procès qu'il avait en cours fussent évoqués par le roi au Conseil, à Paris, — avec espérance implicite sans doute, d'une solution favorable à ses intérêts, — tout au moins qu'on lui accordât une surséance pour quatre mois. A la compagnie aux gardes près, c'était peu de chose '. Louis XIII écrivit au personnage une lettre aimable, l'assurant de toute « sa reconnaissance » en raison des dispositions qu'il marquait « de se séparer de tout ce qui pourroit le distraire de lui rendre service » ^ et M. de Champoléon traitait en août 1624 en même temps que M. de la Cliarce et quelques autres.

On eut l'abjuration de M. Antoine de Montmorin pour une pension à son profit et une compagnie entretenue au compte de son fils. Ce devait être un assez tiède huguenot; il avait toujours refusé de prendre les armes contre la cour; il avait laissé un de ses fils se faire catholique, avait marié ses deux filles à deux catholiques et avouait avoir été facilement convaincu par quelques conversations avec Visconti, ce qui était peu '\ Il abjura le 3 novembre 1624 dans l'église de Bruis, une de ses terres, par devant Jean Arnaud, vicaire

1. On disait « les gentilshommes des montagnes » (Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières, t, II, p. 257). Confident de Montbrun, Cliampoléon prit part aux soulèvements de 1621 et 1622 (Bibl. nat., ms. ital. 1777, p. 281; G. Dufayard, op. cit., p. 479.).

Page 1