Ibid., fol. 1 r°. Lettre du 25 mai
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éloignée de moi : venez donc '. » Il l'accueille avec joie.
Le mariage d'Henriette lui a tenu à cœur autant que celui de Chrétienne. Il avait rùvé pour elle de hautes destinées. Puisque la sœur aînée était reine d'Espagne pourquoi la «petite Madame» n'épouserait-elle pas le fils même de l'empereur germanique? Il fut question de ce projet au printemps de 1623 : les négociations n'aboutirent pas- : un autre devait réussir qui allait mettre la princesse sur le trône d'Angleterre.
On avait parlé de cette idée dès 1619. A cette date, la cour de Londres songeant à marier le fils du roi d'Angleterre avec une infante d'Espagne, le gouvernement de Louis XIII avait redouté l'éventualité possible d'un appui apporté par l'Espagne et l'Angleterre unies aux protestants français révoltés. Pour conjurer le danger, il n'était que de substituer au projet d'un mariage anglo-espagnol celui d'un mariage franco-anglais. En octobre 1619, Louis XIII chargeait le frère de l'ambassadeur anglais à Paris , sur le point de partir pour l'Angleterre, de dire à Londres que si l'on sollicitait la main de sa sœur pour le prince de Galles, la demande serait accueillie. Cette suggestion n'avait pas produit d'efîet^ Quelques mois plus tard on se décidait à envoyer Cadenet à Londres en ambassade extraordi-