Mém. de Fontenay-Mureuil, p
3. Il succédait, aux « oiseaux du cabinet », à M. de la Rochefoucauld {Journal d'Arnauld d'Andilly, 1837, p. 222).
4. R. de Romany, le Tourment de l'envie courtisane, Paris, 1G19, in-12, p. 12. Marie de Médicis écrivait en 1619 à Luynes : « Vous savez que je n'ai pas nui au commencement de votre fortune » (Arch. des Aff. étr., France 772, fol. 209 r"). Luynes était filleul d'Henri IV (Mcrcui-e françois, t. V, 1619, p. 192).
LE COUP d'État du 24 avril 1617. 41
contact avec lui*. Devenu roi, roi négligé, Louis XIII s'attacha davantage à son ami fidèle. Il parvint à lui faire donner un petit gouvernement, celui d'Amboise^. Comme il voulait l'avoir près de lui, au Louvre, il le décida à acheter de M. de Fontenay la capitainerie du Louvre, une des fonctions conférant le droit de loger au château, et il lui attribua une chambre dans son pavillon royal, au-dessus de son appartement, en un endroit ensoleillé, où il pouvait se rendre aisément par les escaliers intérieurs sans être vu^ Il y montait de temps en temps, surtout le soir avant de se coucher. Si le prince était malade, Luynes descendait le veiller, se tenant dans la pièce voisine de la chambre du jeune roi, le cabinet de Sa Majesté, s'étendant sur une manière de lit de camp, « des formes » '*. Concini, d'abord, ne s'inquiéta pas beaucoup de cette amitié. M. de Luynes donnait à tout le monde l'impression d'un homme ce de bonne et modeste nature », peu ambitieux, doué d'une intelligence ordinaire % et surtout dépourvu de courage ^ Lorsqu'on voulait attirer son attention sur les dangers de cette intimité, Concini répondait, en haussant les épaules : a II y a si loin de M. de Luynes à moi que nous n'avons pas sujet de nous craindre'! » Néan-
1. R. de Romany, op. cil., j). 9; Plaidoyc pour M. de Luynes, Paris, S. Moreau, 1619, in-12, p. d; Le « Te Deum « des Béarnois, Paris, 1617, in-12, p. 34.