‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 242 sur 345 · Richelieu, Mém., éd. Michaud, t. 1, p · texte numérisé non relu

Richelieu, Mém., éd. Michaud, t. 1, p

témoignait Luynes ' ; et, cependant, Tantucci, son homme de confiance, lui mandait : « Vous avez des ennemis^ mais aussi des amis, et particulièrement M. de Luynes et M. Déageant, auxquels vous pouvez écrire-. » Lorsque le frère de l'évèque de Luçon eut prévenu Richelieu qu'il était question de l'exiler et que Richelieu croyant devoir prendre les devants, quitta Blois, puis que le gouvernement saisissant l'occasion, le pria de demeurer éloigné ^ ^ Luynes fut surpris comme tout le monde. « Je n'ai pa& assez de force », écrivait-il à Richelieu, « pour vous représenter le déplaisir que m'a apporté la nouvelle que vous dira ce porteur; je vous l'écris avec moins de patience que vous n'en aurez à la recevoir, vous ayant reconnu en toutes occasions capable de supporter un plus rude coup que celui-ci. » 11 lui proposait par l'évèque de Béziers, M. de Bonzi, un moyen de sortir de cette situation ou lui demandait d'en trouver un autre. « Vous me verrez porté », protestait-il, « à l'exécuter, s'il se peut, avec de la violence. Les diables sont déchaînés, voilà tout ce que je vous en puis dire; bref, soyez assuré que, quoiqu'il arrive, je n'oublierai l'affection que je vous ai jurée y étant obligé par la conservation des bonnes grâces de la reine en mon endroit*. » De son côté, M. de Richelieu écrivait à son frère l'évèque de Luçon : « Je suis au désespoir de vous avoir donné l'avis de ce que je vous ai mandé... J'ai vu M. de Luynes qui

1. Richelieu, Mém., éd. Michaud, t. I, p. 173; BentixogMo, Lettere, t. I. p. 156 ; lettre du 19 juillet 1617. Cf. lettre du 20 août 1620 (Ibid., t. IV, p. 393).

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