Ibid., t. 1, p
3. Dépêches de Gondi, envoyé (lorentin, des 10 mars et 7 avril 1C2I, dans Zeller, le Connétable de Luynes, p. 343.
4. Lettre de Richelieu à Pontchartrain du 28 juin 1621, Bibl. iint., ms. Clairambault 377, fol. 783 r°.
M. des Roches allant trouver le roi en octobre 1621, étoit qu'on ne trouvât rien à redire en ses actions » : il ajoutait qu'il « n'oublieroit rien de ce qu'il pourrait pour seconder la ferme résolution que la reine avoit de se conduire en sorte que le roi et M. de Luynes en eussent tout le contentement qu'ils en dévoient attendre. » Sur le sujet du cardinalat, il témoignait des dispositions les plus conciliantes, et les plus détachées : « Iln'en vouloit faire, disait-il, ni pas, ni planche, d'autant qu'il savoit assurément que, si on le voulait, cela seroit et que si on ne le vouloit pas, il ne le vouloit pas lui-même, ne désirant rien qui se fît avec mécontentement*. » Il écrivait à Marillac le 18 août : « Mon ambition n'est pas si grande que je n'en tienne la bride en main^. » Mais doucement, il faisait solliciter toujours, par Marie de Médicis, auprès de Louis XIII, pour que le prince écrivit à Rome : « Sur l'affaire de l'évêque de Luçon, que vous me recommandez, répondait le roi à sa mère, j'en écrirai derechef à mon ambassadeur et vous témoignerai que vos recommandations ont beaucoup de pouvoir sur moi^ » Le pape, pressé, avait fini par répondre que quelque jour, peut être, il nommerait Luçon cardinal pour faire plaisir au roi et à la reine *.
Lorsque Luynes fut mort, en décembre de cette année 1621, Richelieu crut qu'un des principaux obstacles qui séparait la reine mère du roi, avait disparu : il fallait
1. Instruction à M. des Roches du 22 octobre 1621, dans Avenel, Lettres de Richelieu, t. VII, p. 510 et 512.