‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 6 sur 345 · Ibid., fui. ISl v · texte numérisé non relu

Ibid., fui. ISl v

4. Léonora le déclare à son procès (Bibl. nat., Cinq Cents Colbert221, fol. 219 v"). Voir aussi dans ce sens une note de Richelieu, Arch. des Aff. élr., France 771, fol. 99, r°, 100 r°.

orguiUos '. Alors le maréchal se jetait sur Léonora, la prenait à la gorge, la battait, la traînait par les cheveux, tirant parfois un poignard afin de paraître plus effrayant et menaçant de l'égorger*. Vers la fin de sa vie, Léonora, en ayant assez, avait résolu de s'en aller en Italie. Le résultat d'une pareille mésintelligence entre les deux époux était que leurs affaires se trouvaient aussi distinctes que possible. Concini ne mettait pas sa femme au courant de ce qu'il faisait; Léonora ne lui communiquait rien de ses agissements ^ Ils ne se joignaient que lorsque Concini avait besoin de faire solliciter la reine par sa femme, ce qu'il obtenait au moyen de scènes. Seulement « bien souvent sa femme Tempêchoit d'obtenir ce qu'il demandoit, pour rabattre, disoit-elle, l'orgueil qu'il avoit trop grand et lui donner un frein afin de le retenir » ".

Sentant combien était incertain cet appui, Concini tâchait alors de s'adresser ailleurs; il s'abouchait avec le procureur général de la maison de Marie de Médicis, M. Louis Dolé, un avocat intelligent, vigoureux, influent; il lui faisait des avances, sollicitait par lui la reine, faisait passer par son intermédiaire les indications qu'il désirait communiquer à la souveraine ^ Le jour où Dolé, fatigué, refusa de continuer, on le fit casser; il en

1. Chaulnes, Relation exacte, p. 467, et dépèche de l'ambassadeur vénitien du il avril 1017 (Bibl. nat., ms. ital. 1771, p. 51).

2. Déposition du médecin Alvarez au procès de la maréchale (Bibl. nat.. Cinq Cents Golbert 221, fol. 380 v°); Matthieu, la Conjuration de Conchine, p. 262.

3. Cela ressort du dossier du procès et notamment des dépositions de Léonora (Bibl. nat.. Cinq Cents Colbert 221, fol. 217 r°, 221 r", 231 V, 232 r", 320 v°), de celles de Baltbazar Nardi, ancien camarade de Concini (fol. 374 r°), de Montaubert, son secrétaire (fol. 279 V).

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