C. Bernard, Hist. de Louis XIII, p
g-entilhomme : « Vous ne pensiez pas Monsieur, dit Montpouillan à Bassompierre mortifié, que le roi sut ces choses-là comme il les sait et beaucoup d'autres encore ' ! » Il étudia la géographie ; il dessinait admirablement les cartes-. Gomme langues étrangères, il sut l'espagnol; — son professeur fut Ambroise de Salazar^; — l'italien, qu'il connaissait assez pour pouvoir suivre un sermon ou une comédie ^ Il travailla les mathématiques. Son éducation était faite avec des intentions pratiques : la première leçon que lui donna M. Lefèvre, en 1611, portait sur fArt de régner de Basile I"" dit le Macédonien, empereur grec du ix'' siècle; et l'on commentait deA'ant le jeune prince des extraits de Tertullien sur le gouvernement des peuples ^
Grâce, moitié à ce programme un peu lourd, moitié à des dispositions insuffisantes, Louis XIII fut un élève médiocre. Le travail scolaire l'ennuyait : « Il n'aimera nullement les lettres, gémissait M. Lefèvre, le précepteur, ni les gens de lettres : il a un grand dédain des lettres. » Dès qu'il le pourra, Louis XIII congédiera ses précepteurs et les remplacera par de simples lecteurs. L'étude livresque lui était fastidieuse «.