Madame de Motteville, Mém., éd. Michaud, p
2. Lettre de Monsieur le prince de Piémont à la reine-mère, Paris, P. Froment. 1619, in-12, p. 5. C. Bernard dit : « bon sens, suffisance, probité » {Hist. de Louis XIII, t. I, p. 374). On avait appris au prince à n'agir qu'avec raison : ses devoirs d'écoliers étaient sur ce thème (Quœdam ex lectionibus christianissimi Francorum régis Ludovici XIII ex latinis versa, Lutetice, 1612, in-12, p. 17.)
3. De Bellemaure, le Portrait du roi, Paris, 1618, in-12, p. 31.
4. Vauquelin des Yveteaux, Note sur l'éducation de Louis XIII, Bibl. nat., Cinq-Cents Colbert 98, p. 180.
aussi peu bien disposé, se trouve obligé de dire que Louis XIII « a raisonné passablement dans son conseil. » * « Les hommes d'État dont le roi se sert ordinairement, déclarait un communiqué officieux de 1G19, rendront ce témoignage que jamais on lui a ouï dire dans le conseil parole qui ne fut digne d'un prince . - »
Prudence, réserve, bon sens, les qualités intellectuelles que manifestait le jeune roi donnaient donc à l'entourage de grandes espérances. Ce n'était pas l'humeur du père, vive et primesautière ; ce n'était pas son intelligence aiguë : il y avait chez le fils plus de lourdeur; mais c'était de l'équilibre. Les qualités morales n'étaient pas moins appréciables. « Il a de belles parties royales », disait-on^ « Sans mentir, mon cher cousin, écrivait Malherbe à M. du Bouillon, nous avons un grand roi qui a toutes les vertus des rois et pas un seul de leurs vices. Dieu nous le fasse vivre et nous donne de sa race; elle est bonne ! * » Le souverain était sérieux, ne se dispersant pas dans « les plaisirs et les voluptés ainsi que les passions qui dominent à son âge. »^ Les ministres qui analysaient ses qualités reconnaissaient en lui « une pureté de conscience nette de tout vice, la docilité à prendre et recevoir conseil, la constance inébranlable aux résolutions prises, la force d'esprit à les tenir sous le sceau du secret, une diligence non pareille à les exé-