‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 96 sur 345 · C. Bernard, Hisl. de Louis XIII, t. I, p · texte numérisé non relu

C. Bernard, Hisl. de Louis XIII, t. I, p

sur le ventre à tous mes ennemis, puisqu'ils n'ont nul sujet de se déclarer contre moi qui n'ai offensé personne. Vous aurez le plaisir de le voir. Je sais que vous avez trop bien servi le feu roi mon père pour ne vous en réjouir beaucoup. » '

Il partit. Il n'avait avec lui que le régiment des gardes françaises, les Suisses, sa compagnie de gendarmes, celle de ses chevau-légers, ses gardes du corps, presque pas de seigneurs-. Il entra dans Rouen. Le conseil chercha encore à l'arrêter. Pourquoi marcher sur Gaen, lui disait-on : la place était défendue, solide; Henri III n'avait pu y entrer et les trois coups de canon qu'il y avait reçus « lui avoient fait fermer les portes des meilleures villes de son royaume. » Louis XIII ne céda pas. « Il n'est pas bon de disputer si nous irons, dit-il, puisqu'il faut y aller. Si ceux de Caen savaient que nous fussions à marchander notre départ, ils nous fermeroient les portes! » Quant à Henri III et à son échec devant la ville, « c'étoit tout un, ajoutait-il; si cela m'arrive, on plaindra mon malheur; mais l'on ne me reprochera pas de la lâcheté en mes desseins comme l'on feroit si nous temporisions davantage ^ « Le succès devait couronner sa vaillance et justifier ses prévisions : c'était lui qui avait entraîné son gouvernement.

1. Véritable relation, p. 6. Voir aussi Boitcl de Goubertin, Hist. des guerres de Louis le juste, Rouen, 1622, in-8", p. 484. Pierre le Blanc, sieur du RoUet, était prévôt général du duché de Normandie depuis 1005 (Édit de mars 1605 déterminant ses attributions, Bibl. nat., Imprimés, inv. F. 23 610(600).

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