LE RÔLE DEL OSMOSE
teur de 3 mètres et la fuchsine à 18 mètres; il | admettait que l’acide picrique avait tué toutes les w cellules vivantes et en concluait que la fuchsine avait » pu s'élever le long d’une tige morte. | En refaisant cette expérience avec un Érable haut de 15 mètres, Ewart a constaté les mêmes faits que Strasburger ; mais en examinant de plus près le bois « injecté avec l’acide picrique, il a vu que toutes les cellules n'étaient pas tuées et que la fuchsine s'était élevée précisément par la partie de la tige où les cellules étaient restées vivantes. L'existence des cellules vivantes est donc nécessaire à la circulation de l’eau. Utilité des vaisseaux. — De ce que les cellules vivantes sont nécessaires à la circulation, il ne s’en suit pas forcément que le courant passe, entièrement | par ces cellules. La première idée qui vient à l'esprit lorsqu'on examine la structure de la tige est que Peau doit passer par les vaisseaux dont la forme et la disposition semblent indiquer le rèle conducteur.
- Ce rôle a cependant été mis en doute.
Une des principales objections est fondée sur la présence à peu près constante de bulles d’air à lintérieur des vaisseaux, surtout pendant l'été lorsque la circulation est la plus active. Or les bulles sont un obstacle considérable au mouvement de l’eau, comme le montre l’expérience suivante de Jamin.
Une pression infime peut déterminer un courant d’eau dans un tube de verre capillaire ; si on y introduit une bulle d’air, il faut déjà une notable pression pour la déplacer; s’il y a un chapelet de bulles, une pression de plusieurs atmosphères est insuffisante pour établir le courant d’eau. Les bulles se conduisent comme un véritable bouchon. La résistance est encore plus grande si la cavité du tube, au lieu d’être cylindrique, est irrégulière. Si lesféhoses se passent dans les vaisseaux comme dans un tube de
verre, on ne peut donc admettre l'existence d’un courant d’eau continu s’élevant par la cavité des vais- | seaux.
Mais alors par où passe l’eau? Beaucoup dadiouis 41 ont admis qu’elle s'élevait par l'épaisseur même des parois des vaisseaux, des cellules et surtout des … fibres. Ce serait simplement un phénomène d’imbi- 1 bition. On peut montrer par l’expérience l’insuffi- ‘1 sance de cette hypothèse.
On coupe une branché d'arbre et on laisse pen- - dant quelque temps la section plongée dans de la . parafline fondue. On constate ensuite que la cavité
… par refroidissement. On rafraichit la section de façon à mettre à nu les parois des fibres qui ont pu
“tige dans l’eau. Si les parois des fibres servent réel- … lement à conduire l’eau, la circulation devra s’effec- “tuer normalement et les feuilles resteront fraiches.
puisque les vaisseaux sont obstrués. Or on constate que les feuilles se flétrissent; les parois des fibres ne suffisent donc pas pour conduire l’eau.
* Dans une autre expérience, on plonge la base d’une “ubranche dans une solution d'éosine, et on l’y main- “tient quelques jours; puis on la laisse se dessécher et on fait des coupes à diverses hauteurs. On constate
tandis que les parois des fibres ne sont pas colorées. On en conclut que c’est par la cavité des vaisseaux el non par l'épaisseur des parois que la solution d’éo- Sine s’est élevée dans la tige. | . Ces expériences, surtout la’ première, ne prouvent
pas que les parois des fibres ne jouent aucun rôle
NOROULAMION AUTRE ON ta
… des vaisseaux est injectée de paraffine qui se solidifie
être recouvertes de parafline et on place la base de la :
\ . Si au contraire la cavité des vaisseaux est la voie nor- male du courant ascendant, les feuilles se flétriront, :
alors que la cavité des vaisseaux renferme de l’éosine.
. dans la circulation de l’eau, mais seulement que le
| courant principal! passe par ju une dt vaisseaux |
Dans l'expérience de l’éosine, il peut très bien se ! faire que les parois des fibres se laissent pénétrer 4 par l’eau et non par l’éosine. Lorsqu'on fait une tache de vin sur une nappe, on peut voir la tache | s’élargir en mouillant la nappe sans la rougir ; l’eau circule par les parois des fibres textiles plus vite | | que la matière colorante. UE Transmission des pressions. — Les vaisseaux W jouent donc un rôle dans la circulation de la sève: » on est dès lors tenté de supposer que l’eau circule " dans leur cavité suivant les mêmes lois que dans un |
tube de verre, et c’est ainsi qu’on a pendant long-
temps envisagé la question. Mais alors on rencontre w une difficulté insurmontable lorsqu'on recherche la force suffisante pour soulever une colonne d’eau à w une hauteur qui peut dépasser 50 mètres, On sup- | pose implicitement que cette colonne d’eau renfermée , dans les vaisseaux exerce sur sa base une pression \ égale à son poids. Il en résulterait, à la base des | tiges, des pressions considérables supérieures à plusieurs atmosphères. I y à donc lieu de rechercher » . comment les pressions se transmettent dans le bois « . et sont réparties le long des tiges. ue Pour évaluer la pression qui s'exerce à l'intérieur \ 1 d'une tige, on opère de la manière suivante, Avec ! ne not on creuse un trou perpendiculairement à la l: surface de façon à traverser complètement l'écorce e | (fig. 8) et à arriver dans la partie vivante du bois 0. | On y enfonce un tube de verre recourbé en U, renfermant du mercure surmonté d’un peu d’eau et. pouvant | servir de manomètre M. Si le niveau du mercure est. le même dans les deux branches du manomètre, est di que la pression à l’intérieur du bois est la même que . la pression nn 16: 51/18 PARFUMS est plus rec À
— Manomètre M enfoncé dans le bois b d’une tige; ) VeTéCOrce |
le pression aimosphérique et le manomètre AE AN e la pression intérieure du bois était inférieure 40 millimètres à la pression atmosphérique. On it le vide dans la caisse de façon que la pression io au niveau de la section, de 760 millimètres à On a donc déterminé ainsi une
| | marqüait une pression: ut. de 16 iillimètres ! au lieu de 40 millimètres.
On doit conclure de cette expérience que les pres. sions de se transmettent dans le bois que lentement ét partiellement, La chose pouvait d’ailleurs être
prévue à cause des bulles d’air ‘qui existent toujours dans les vaisseaux et jouent le rôle de bouchon. On peut dès lors se demander si la colonne d’eau entre-
coupée de bulles d'air qui se trouve dans les vais-
seaux exerce réellement sur la base une pression
égale à son poids.
Les mesures effectuées par Ewart à diverses hau-
teurs d’un tronc d’Erable permettent de répondre à cette question. Un manomètre était placé à 3 mètres
au-dessus du sol et'un autre à 17 mètres. Les deux
Se PAPER RER 07e
manomètres ont été observés pendant quaire heures.’
Or la pression était tantôt plus forte en bas qu’en haut, tantôt plus faible. Il n’y avait aucun rapport entre la pression et la hauteur au-dessus du niveau du sol.
On doit en conclure que la colonne d’eau renfermée
dans les vaisseaux n’exerce pas de pression sur sa base. Et’ cependant cette colonne a un poids, ét ce poids doit se faire sentir quelque part.
On trouve la solution de cette difficulté dans l'expé- rience de Jamin sur les chapelets de bulles d'air. Si on exerce une pression de deux atmosphères sur un chapelet de bulles d'air renfermé dâns un tube capillaire, les bulles n’avanceni pas parce qu’elles adhèrent aux parois du tube en vertu du frottement. La pression est donc transmise aux parois du tube et supportée par elles.
De mème, dans un vaisseau, le poids d’une colonne
ne se transmet pas à l’eau qui est au-dessous de la
\ bulle. Les tronçons de colonne d’eau qui sont dans
1 d eau située au-dessus d’une bulle d'air qui adhère aux parois du vaisseau est supporté par les parois et
omme nr poue. les uns aux titres: mais comme ccrochés en quelque sorte aux parois. Leur poids st supporté en entier par le squelette de la plante. 1 ny a pas à proprement parler transmission de 1 pression hydrostatique. ie Le problème de l'ascension de la sève se trouve insi posé d’une toute autre façon que lorsque l’on
nsait que la colonne de sève exerçait sur sa base
Le pression égale à son poids. Nous allons voir que Solution en est rendue bien plus facile. ee 'oussée des racines. — Une des causes qui |:
t'été invoquées pour expliquer l'ascension de la e est la poussée exercée par les racines sur les ides absorbés. Nous avons vu que les vaisseaux u bois de la région pilifère se comportaient comme véritable osmomètre, et que la pression ÿ était
ie à la différence des pouvoirs osmotiques des iides intérieur aux vaisseaux et extérieur à la. Cine. On comprend que cette pression refoule la Si ve vers la tige et contribue à son ascension. ji lLest facile, Done expérience ires simple, demettre. .
de qui sort de la section Éuus servir de mesure à à oussée des racines; elle peut atteindre 107 centi- ‘es de mercure. Les résultats sont très différents | a les circonstances ét suivant Le Ven 1