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RSI ER TA REX

14 ii LE RÔLE DE L'OSMOSE

cela même consolidée ; elle pourra dès lors supporter À des pressions considérables et servir à la mesure du : pouvoir osmotique; c’est là le principe de l'osmo- y

mètre de Pfeffer.

L’ appareil se compose d’un vase én terre poreuse Pi (fig. 2) dans la paroi duquel on a fait déposer, avec.

Fig. 2. — Osmomètre de Pfeflfer ; P, vase en terre poreuse.

toutes les précautions voulues, une membrane semiperméable de ferrocyanure de cuivre; à la partie : supérieure est mastiqué un tube en verre T dont la branche verticale est fermée et dont la branche hori- .

zontale porte un manomètre à mercure M. On lerem- : plit avec la solution dont on veut mesurer le pouvoir .

osmotique, puis on plonge la partie inférieure dans : l’eau pure.

L'eau, attirée parle pouvoir osmotique de la solu- | tion, traverse la membrane semi-perméable et aug-

mente la pression à l’intérieur de l’osmomètre. Le mercure s'élève dans le manomètre, puis s'arrête et reste invariable. La pression indiquée est alors égale au pouvoir osmotique de la solution.

Cal est facile de comprendre ce qui s’est passé. L’eau | qui traverse la membrane est attirée par le pouvoir :

NH TENX NORME

osmotique de la solution et repoussée par la pression

… intérieure mesurée par le manomètre; on conçoit donc

que l’eau cessera d'entrer lorsque cette pression sera précisément égale au pouvoir osmotique. Il y aura alors équilibre; et comme Ia matière dissoute ne sort pas de l’osmomètre, qu'il n’y a pas diosmose, il n’y a pas de raison pour que la position d'équilibre une fois atteinte soit modifiée. La pression ne diminue pas comme dans l’osmomètre de Dutrochet; l'appareil reste en quelque sorte chargé.

Il va sans dire que le pouvoir osmotique indiqué par le manomètre est celui de la solution primitive légèrement diluée par l’eau qui à traversé la membrane. La dilution est d’ailleurs bien moindre avec un manomètre à mercure que si la pression était mesurée par la solution elle-même comme dans l’osmomètre de Dutrochet.

L’osmomètre de Pfeffer, construit avec une mem- ‘brane semi-perméable, donne des indications beaucoup plus précises que l’osmomètre de Dutrochet. Il fournit directement le pouvoir osmotique absolu d’une solution, c’est-à-dire le pouvoir. osmotique par rapport à l’eau pure. Il permet de vérifier que le pouvoir osmotique relatif d’une solution par rapport à une autre solution moins concentrée est égal à la différence des pouvoirs osmotiques absolus des deux solutions.

L’inconvénient de l'osmomètre de Pfeffer est d’être

- d’un emploi très délicat ; il est très difficile d'obtenir

une membrane semi-perméable sans fissure et qui permette au pouvoir osmotique de se manifester complètement. Aussi la plupart des mesures ont-elles

… été faites par d’autres méthodes moins précises peut-

être, mais plus faciles (p. 28).

| Lois de l’osmose. — Les lois de l’osmose peuvent être énoncées grâce aux expériences de Pfeffer et à

1 IN LUE RO Æ De: L'OSMOSE

* os de: de ie dont nous verrons plus Le 1 principe (Ch. Il); mais elles n’ontréellement constitué un corps de doctrine cohérent qu'à la suite de l’hypothèse de Van t’Hoff. | | Van t'Hoff a été conduit à supposer que les corps. dissons dans un liquide se trouvent à l’état gazeux, ou du moïns se conduisent comme tels; le pouvoir | osmotique de la solution correspond à la force élas- 3 tique du gaz et se trouve soumis aux mêmes lois. | ACesL TA le postulat fondamental de l’osmose. On peut en déduire a priori les lois déjà obtenues par l'expériences on en à même prévu de nouvelles qui n'étaient pas ‘encore connues et que lexpérience à vérifiées. On va voir que les lois de l’osmose sont. parallèles, on pourrait presque dire identiques, à celles qui régissent la force élastique du gaz.” - 4° Les pouvoirs osmotiques des solutions d’un. même corps sont proportionnels à la concentration. . Cette loi, dite los des concentrations, correspond à la ‘loi de Mariotte qui peut s’énoncer : la force élastique dune masse gazeuse à volume constant est proportionnelle au poids de ce gaz. Elle ne s'applique qu'aux solutions diluées; au-dessus d’un certain degré de concentration, le pouvoir hab pes nc VA mente plus vite que la concentration. D 2 Lorsque la température s'élève, le pouvoir osmotique d’une solution donnée Auginbnte proportionnellement au binôme de dilatation des gaz. Si le pou- gi voir 6smotique est Po à 0°, le nimes osmotique ds | 1° sera : : | | W Lee Pb | to \. | 1 V0 1 Die £ Fire 5) ‘à

C’est exactement la mème formule quidonne l’aug- | ! mentation de la force élastique d’une masse-de gaz | * chauffée sous un volume constant; cette doi avait.

échappé aux expérimentateurs, mais elle a été suggérée par l'hypothèse de Van t’Hoff, puis vérifiée.

3° Deux solutions de substances différentes qui renferment sous le même volume le même nombre de molécules (ou d'ions) libres ont lé même pouvoir. osmotique. Cest la loi des concentrations molécu-

laires au sujet de laquelle quelques FORGES sont

nécessaires.

On peut évaluer la concentration d’une solution de

deux façons ; d’abord en poids, c’est la manière ordi-

naire : quand on dit qu'une solution de sucre est à 40 °/,, on veut dire que 100 centimètres cubes de solution renferment 10 grammes de sucre. On peut en second lieu employer les concentrations moléculairés. Le poids moléculaire du saccharose étant 342, on dira qu’une solution renferme une molécule de saccharose si elle en renferme 342 grammes. De

même, le poids moléculaire du glucose étant 180,

une solution de 180 grammes de glucose renferme une molécule de glucose. Deux solutions d’égal vo-

lume qui contiennent l’une 342 grammes de saccha-

rose, l’autre 480 grammes de glucose, contiennent le même nombre de molécules, sont équimoléculaires. Deux solutions sont encore équimoléculaires si elles renferment sous le même volume la moitié, le quart, le dixième d’une molécule d’un corps quelconque. D’après la loi des concentrations

moléculaires, les solutions équimoléculaires ont le

même pouvoir oesmotique, elles sont isotoniques. Cette

. loi, ainsi énoncée, ne s applique qu'aux solutions de matières organiques qui, comme on Île sait, ne sont

pas conductrices de l'électricité et dont les molécules ne sont pas dissociées. |

Il en est autrement des solutions salines, conductrices de l'électricité. Dans une solution de chlorure de sodium, les molécules, au lieu de rester entières,

LE RÔLE DE L'OSMOSE Fe

| ge rose en deux dates pole ions, l’un comprenant le métal et l’autre le reste de la molécule. Le pouvoir osmotique est alors proportionnel au nombre des ions. Le pouvoir osmotique d’une solu- … tion de sel marin devrait ainsi être égal au double du Jo pouvoir osmotique d’une solution équimoléculaire de glucose. En fait, au moins pour les solutions dont . On fait courainent usage, 1l est seulement égal aux trois demies ; car une partie seulement des moléii cules est MEN en ions. On SpRre coefficient

isotonique du sel marin le nombre Ÿ par lequel il faut

multiplier le pouvoir osmotique ul solution organique pour avoir le pouvoir osmotique d’une solution équimoléculaire desel marin. Les sels qui renferment . un atome de métal dans leur molécule ont un coeffi-

cient isotoniqueégal à - 9 : ceux qui en renferment 2 ou

| | 3 et dontles molécules se dissocient en 3 ou 4 ions ont

.. un coefficient isotonique égal à 5 ou 9° Il résulte de

: cette règle que, à concentration égale, Les solutions : salines ont en général un pouvoir osmotique plus fort que les solutions organiques, d’abord à cause de leur coefficient isotonique, puis à cause de leur poids __ moléculairé: ordinairement plus faible. | … En somme, cette: troisième loi, dite. Loi. des. concen- | tralions moléculaires, consiste à dire que: le pouvoir osmotique d’une solution, à volume constant'et à une température donnée, est indépendant de la nature de la substance dissoute et dépend uniquement du À nombre des particules (molécules, ou ions) libres. de -cette substance.

| De même, la force élastique d’une masse gazeuse, à volume constant et à température donnée, est pro-

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