‹ Le rôle de l'osmose en biologieChapitre 7 sur 49 · VARIATIONS DE LA PERMÉABILITÉ · texte numérisé non relu

VARIATIONS DE LA PERMÉABILITÉ

emi-perméabilité restreinte. — Dans le cha- | iii nous avons toujours supneee que.

n ment seraient-elles entrées dans les caler ment en sortiraient-elles pour être employées. d’autres parties de la plante? On sait en on

que aux rs: En admettant même que la circulation

se fasse surtout par les vaisseaux, le sucre n’en de vrait pas moins, au cours de son évolution, ser à plusieurs reprises des membranes proto nues Une certaine perméabilité est donc néces.

Hi NOV ILE RÔLE DE L'OSMOSE,

On peut démontrer d’une façon plus directe la per-

méabilité du protoplasma par l’usage des matières colorantes. Certaines d’entre elles peuvent être absorbées par le protoplasma qu'elles colorent. Le brun d’aniline, le bleu de méthylène, en solution aqueuse très étendue, peuvent ainsi traverser les membranes protoplasmiques. In’en résulte pas, bien entendu, que ces membranes sont perméables pour toutes les substances dissoutes; il suffit qu’elles le

soient dans quelques cas pour qu’on puisse dire que

leur semi-perméabilité n’est pas complète.

On peut encore mettre en évidence d’une autre façon la perméabilité relative du protoplasma. Supposons qu'on ait obtenu Ia plasmolyse d’une cellule en la plongeant dans une solution de nitrate de potassium. Si on l’observe pendant quelque temps, il n’est pas rare de voir la masse protoplasmique rétractée reprendre peu à peu son volume primitif et

la plasmolyse disparaitre. Onne peut expliquer cette régression de la plasmolyse qu’en admettant que le nitrate de potassium, en pénétrant dans la cellule, a augmenté le pouvoir osmotique du suc cellulaire ; il en est résulté l’absorplion d’une certaine quantité d’eau qui a rétabli la turgescence de la cellule.

L'état de plasmolyse n’est stable que pour les cellules à protoplasma tout à fait semi-perméable pour la substance plasmolysante ; les membranes qui laissent, si peu que ce soit, passer les substances dissoutes ne donnent lieu qu'à des états instables. C’est la même différence, et explicable de la même facon, que nous avons observée entre l’osmomètre de Pfeffer qui conserve indéfiniment la pression unefois acquise

et l’'osmomètre de Dutrochet dont la pression rede-

vient nulle après avoir passé par un maximum. Cellules semi-perméables. — Il n’y à pas à pro- prement parler de cellules à protoplasma complète-

ET RS Re ANSE Po IE NES D OLD MES el

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D eables, c'est-à-dire ne laissant passer les subs-

È ances dissoutes qu'avec une extrème lenteur, et ce je sont celles-là qu’on appelle semi- perméables.

QU peut apprécier le degré de semi- perméabilité

RE se produit et se maintient, c’est que le rotoplasma est semi-perméable; si, après s'être roduite, elle régresse plus ou moins vite, la semi- À rméabilité n'est que partielle; enfin s à n'y à pas “de plasmolyse, on peut en général en conclure que le otoplasma est perméable.

Pour les plantes aquatiques, une certaine semiperméabilité est nécessaire, au moins dans les cellules superficielles ; sien effet les substances dissoutes n'étaient pas retenues parle protoplasma, les cellules berdraient rapidement les matières organiques telles que le sucre qu’elles ont élaborées et qui sont pour

3 des aliments pus

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ont ordinairement leur protoplasma semi-perméable ; on sait que le parenchyme des tubercules de Betteraveest particulièrement favorable aux expériences de plasmolyse. Dans ce cas encore, la semi-perméabilité est utile en empêchant la diffusion des réserves ; elle n’a aucun inconvénient, car, pendant la période

de vie ralentie, les échanges de matières dissoutes

avec le milieu extérieur sont inutiles.

Les cellules épidermiques des feuilles et en parti-

culier celles des poils ont presque toujours des parois …

semi-perméables. Dans ce cas, nous verrons un peu plus loin (Ch. X) que la semi-perméabilité est en relation avec une adaptation d’un autre ordre. Les membranes semi-perméables, en mêmetemps qu’elles retiennent les substances dissoutes, ne laissent en effet échapper que très lentement l’eau du suc cellu-

laire. On doit donc s'attendre à trouver la semi-

perméabilité dans les cellules qui par leur situation sont le plus exposées à la dessiccation et ont par conséquent le plus besoin de retenir l’eau qu’elles renferment.

Influence de l’âge. — Une même cellule peut être plus ou moins semi-perméable suivant son âge. En général, les cellules très jeunes sont d’abord perméables, puis les membranes protoplasmiques atteignent un certain degré de semi-perméabilité ; enfin la perméabilité augmente pendant la période de dégénérescence.

Ces variations sont particulièrement nettes dans les organes de réserve. Dans un bulbe de Tulipe en

formation, par exemple, le protoplasma est perméable ; pendant la vie ralentie, il est presque complètement :

semi-perméable ; il redevient perméable pendant la digestion des réserves.

On comprend l'utilité de ces changements. Ilest |

bon «œue les cellules soient perméables pendant la for-

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