‹ Le Roman de MolièreChapitre 58 sur 88 · Voyage en Danemark, 1861, in-i8, p · texte numérisé non relu

Voyage en Danemark, 1861, in-i8, p

2. Il ne faut pas la confondre avec sa sœur cadette Angélique, née en lôGo, et qui, à cinq ans, était un enfant prodige (V. Robinet, Ga::[ette du 6 mars 1666). Elle mourut en vingt-quatre heures au mois de février

3. Elle était née en 1 G 38, fut reçue à la Comédie l'année qui suivit la mort de Molière, et ne mourut qu'en 1756, le 14 décembre, âgée de quatre-vingt-dixhuit ans.(V. Y Aîmanaeli des spectacles de 1737, p. 38.) — Elle était femme de Paul Poisson et mère du dernier de ce nom.

ges toujours présentes qui, pour avoir cette vie et cette netteté, doivent dater de l'enfance. « Il n'étoit, a-t-elle dit*, ni trop gras ni trop maigre ^ 11 avoit la taille plus grande que petite, le port noble, la jambe belle, il marchoit gravement, avoit l'air très-sérieux, le nez gros, la bouche grande, les lèvres épaisses, le teint brun, les sourcils noirs et forts, et les divers mouvements qu'il leur donnoit lui rendoient la phvsionomie extrêmement comique. A l'égard de son caractère, ajoute-t-elle, il étoit doux, complaisant, généreux. Il aimoit fort à haranguer ^; et quand il lisoit ses pièces aux comédiens, il vouloit qu'ils y menassent leurs enfants pour tirer des conjectures de leurs

les comédiens de son temps, dans le Mercure, may 1740, p, 840-841.

1. Sur la fin pourtant, il avait bien maigri. Les méchants lui reprochaient surtout la maigreur de ses bras, quand il se risquait encore à jouer la tragédie. (V. Élomire, 1670, in-8, p. 108.)

3. Nous avons déjà parlé du goût que Molière avait pour les harangues. Aucune, avons-nous dit, ne nous est restée de lui. Voici toutefois quelques détails sur celle qu'il prononça devant la cour aux fêtes données pendant le mois d'août 1668, pour la naissance d'un second fils de France, nommé le duc d'Anjou, et qui mourut fort jeune. Molière, suivant la Ga:^ette de

mouvements naturels. » Il y a dans ce dernier détail un souvenir évident de l'enfance intelligente et curieuse de la fille de Du Croisv^

Le portrait qu'elle vient de faire estdonc certainement authentique, et ceux qui en reproduisent exactement les traits, soit au moven du crayon, soit en peinture, sont, par conséquent, les seuls auxquels il faut croire. C'est pour cela que je récuse celui qu'on attribue à Sébastien Bourdon et que Beauvarlet a gravé -, et aussi la plupart de ceux dont M. Soleirol possédait la douteuse collection.

A quel peintre attribuer le portrait en médaillon, sans doute inspiré par celui de Mignard^ et qui se voit dans le foyer des comé-

Robinct (i8 août itj(38), après avoir joue les Fâcheux, et avant de représenter le Mariage forcé :

Fit en cinq ou six périodes, Valant six des meilleures odes, Un discours qui lien reçu fut, Et dans lequel beaucoup me plut Une comparaison d" Hercule...'

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