‹ Le Roman de MolièreChapitre 80 sur 88 · I. Lister, A Journcy to Paris; 1699, in-S", p · texte numérisé non relu

I. Lister, A Journcy to Paris; 1699, in-S", p

Molière souffrant, toujours en quête de remèdes, ne croyant pas aux médecins, mais ne se lassant pas d'interroger la médecine, avait fait demander le docteur protestant, qui se défia, crut à un piège et non à une maladie. Pour toute réponse au pauvre grand homme, il lui fit dire qu'il irait le voir : 1° si, sans autres discours, il voulait bien répondre à ses questions; 2° s'il consentait à prendre les remèdes qui lui seraient prescrits ^

Molière, qui voulait sa liberté, surtout avec la médecine, ne fit pas venir le médecin protestant.

Il n'en mourut pas moins vite. Le docteur savait des anecdotes sur sa mort, comme s'il y eût été pour quelque chose. C'est lui, par exemple, qui dit à Lister ce détail que personne n'avait rapporté: Quand Molière, presque agonisant, dut quitter la scène, il aurait dit au public : « Messieurs, j'ay joué le Malade imaginaire^ mais je suis véritablement fort malade ^ y> On a douté de l'anecdote, mais j'y crois pour mon compte. Le dernier mot de Molière au parterre devait être un trait comique.

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