LA COMPILATION DE RUSTIGÏEN DE PISE ' ET LE
020. Rul)riquo du dt^but^ : Ci commence le livre du roy Meliadus de Leonnois, qui fu père au bon chevalier Tristan^ neveu au roy Marc de Cornouaille, et premièrement de Brannor le brun , qui ^ avoit . VI. vins ans d'aage*, et comment il vint^ a la court le roy Artus et amena une noble demoiselle avecques lui, et comment il abati de coup de lance .XI f. * roys et tous les chevaliers de la Tab. Re., ne oncques ne le porent remuer de selle. Et parole après du bon chevalier sans paour et de Guiron le courtoys et de Arioham de Soissoigne, qui estoitjaiant, et des autres bons che^ valiers qui a ce tempt estoient et des diverses aventures quil trouvèrent et achevèrent a leur temps en la Granl Dretaigne et en la Petite Bretaigne.
Préambule^ : Seigneurs empereurs^ et princes et ducs et contes et barons et chevaliers ^ et vavasseurs et bourgois et tous les preudommes de cestui monde qui avez talent^ ^ de vous déliter en rommans, si prenez cestui^^ et le faites lire de chief en chief; si orrez*^ toutes les grans aven^ tures qui advindrent entre les^^ chevaliers errans du temps au roy Uterpendragon jusques au temps au roy Artus , son fils, et des compaignons de la Table Reonde^*, et sachiez tout vraiementque cist livres^^ fut translatez
I. Cf. les remarques à la fln de l'onvraffc. Poar les manuscrits (840, 855, 1468, 867 ï, 8478 S), et les Imprimés (Vernnl . Janot). voy. la Préface, f 1-2. et§ 629. L'analyse est donnée, Jusqu'à l'interpolation du PaUmède (v. f 629), d'après 840, comparé avec les antres.
•2. Cf. P. Paris, Mu. fr., II, 359; III. 50. — La rubrique manque dins 1468.
3. Cy commancf l'ystoirf de Mfliudu^ et de (iyron le courtois et du chevalier sans paor. Et parla prem'erement le mestre qui U translat i de Branor le brun, le viel cheralier, qui, etc., 855; r. c. Chystoire de fiyron le courtois. Et parle, etc. (comme 355), Verard.