‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 103 sur 192 · Délie, abject de plus haulte vertu · texte numérisé non relu

Délie, abject de plus haulte vertu

4. La Nouvelle Venus par laquelle est entendue pudique ^moi^r (1547) ; Le Temple de Chasteté (1549).

5. S'il est bien l'auteur du joli Compte du Rossignol, Paris, Gilles Corrozet, 2 avril 1546, in-S", 24 ff.

6. Sur la Pléiade et le platonisme, le dernier travail paru est celui de W. A. R. Kerr dans Modem Philology (janvier 1908).

7. Z,e Songe de Madame Ilelisenne compose' par la dicte dame, la considération duquel est apte à instiguer toutes personnes de s'amener de vice et s'approcher de vertu, Paris, Denys Janot, 1540, in-S", fig. [Priv. du 18 oct. 1539.] — Id., Ibid., l541,*in-8°. Réédité dans les Œuvres de M"» Helisenne revues pivr Colet, en 1550, 1551, 1553, 1555, 1560.

8. Voir particulièrement dans la première partie du Roman de la Rose (qui, elle aussi, est le récit d'un songe) le sermon de Raison contre Amour (v. 2963-3110).

toille de pourpre )) qui voile à peine « son admirable et deificque beaulté )), avec ses « reluysans cheveulx » couronnés de roses blanches et vermeilles et ses « sidérez yeulx rians et joyeulx qui la manifestent à toute lyesse disposée ». Mais la froide et sereine Pallas a bientôt fait de prendre sur elle l'avantage * : elle montre que ses « paroUes attractives, suaves et doulces comme le chant des Serenes « endorment comme lui et conduisent les hommes a eu naufraige et perdition », que « la mer de luxurieuse immundicité n'est pas seure » et qu'on ne peut échapper à ses dangers qu'en suivant « la doulceur de Philosophie" ». Elle donne enfin « telle casticration à la sensualité » que, réduite et convaincue, la « dame amoureuse », témoin de ce débat, la supplie « de ne plus différer de la monstrer et bailler à Chasteté ». Dans le même temps, deux traités fort courts et d'une lecture facile, La Diffinition et Perfection d'Amoiu' et Le Sophologe d'Amour ^ semblent avoir été aussi d'utiles instruments de propagande platonicienne. Le premier établit que la beauté, cette « reluisante splendeur tirant | et ravissant à soy l'esprit humain* », se présente à nous sous trois formes : beauté de l'âme, de la voix et du corps, que de ces trois formes nous pouvons jouir « non seulement sans péché qu^ilz appellent mortel, ains sans umbre ou apparence de coulpe », que le reste n'est que « volunté désordonnée, perturbation bestialle ou servile.

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