‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 156 sur 160 · LA MARQUISE EMPOISONNÉE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE EMPOISONNÉE

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Quand le Roi en — tra dans la cour pour sa — lu-

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Une seule mélodie de cette chanson était connue jusqu'ici, celle de Saintonge, Bujeaud, 1886. Une seconde vient de nous être communiquée de Lorraine (cf. ci-dessus, XVI, Marguerite ou la Blanche biche) ; mais la version antérieure est plus caractéristique; c'est celle que nous donnons.

Un peu lent.

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C'é — toit la fille au Roi fran — çois,

G. Doncieux. — Romancero populaire de la France.

Que l'on ma-

rie o un An — glois. « O mes chers frères, empê — chez De m'emme

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J'ai — me — rois mieus sol-dat fran - çois Que roi an — glois. »

6 mélodies, dont 5 appartiennent à des versions mentionnées au catalogue, la 6me, inédite, notée par moi en Normandie (Domfront). Plusieurs sont très altérées : pourtant il est facile de reconnaître qu'elles appartiennent toutes à un même type, et ce type nous est fourni dans toute sa pureté par la version S. Valéryen-Caux 2, A. Bernard, 1889. C'est cette mélodie que nous donnons.

LE PLONGEUR NOYÉ

Très modéré.

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Veut apprendre un mé — tier.

INDEX MUSICAL 499

La plus compliquée, sans doute, de toutes ces chansons au point de vue de la détermination du type mélodique.

Chamisso, qui en a le premier recueilli le texte, en explique ainsi qu'il suit l'interprétation :

« Voici comment on chante. Après le second vers, on intercale un refrain final; au deuxième couplet on reprend les deux derniers vers du premier, auquel on ajoute deux nouveaux vers, et ainsi de suite. »

Cela est très exactement observé. Mais quel est ce refrain intercalé, qui a une si grande importance dans le couplet, et qui, en réalité, impose la mélodie ?

C'est ici que la difficulté commence. Elle s'accroît si l'on songe qu'ainsi qu'il a été dit dans l'étude du texte, un grand nombre de versions mêlent ensemble cette chanson du Plongeur et celle de la Fille aux chansons « qui a même mètre, même rime, et un hémistiche commun, par où s'opère la soudure ». Avec cela, comment n'aurait-on pas chanté les deux chansons sur la même mélodie, ou l'une sur la mélodie de l'autre, et réciproquement?

Étudions pourtant les textes. Sur les 41 versions inscrites au catalogue, 17 ont la mélodie; j'en ajoute une i8me, inédite, que j'ai recueillie dans le Morvan1. Ces 18 versions peuvent être distribuées en plusieurs groupes mélodiques, entièrement distincts, et qui sont caractérisés chacun par un refrain.

i° Vogue marinier, vogue (refrain adopté pour le texte critique du Plongeur)',

2° Sur le bord de l'île (refrain adopté pour le texte critique de La Fille aux chansons) ;

30 Vive V amour... Digue don ma dondaine.

1 . Je signale en passant plusieurs mélodies de la même chanson, avec paroles, en bas-breton, notées dans le tome III de Mélusine. L'une, entre autres (col, 454), entremêle les vers bretons avec le refrain français Vive l'amour. Une autre (col. 260) reproduit en partie la mélodie française : Sur le bord de l'île. Voir enfin, col. 182, une] autre mélodie bretonne d'un beau caractère, large et fortement rythmée.

D'autres enfin présentent des particularités différentes, que nous signalerons tout d'abord, ces versions devant être éliminées les premières. Deux, Vendée 1857 (Mélusine, II) et Canada, (Gagnon), se chantent sur un autre air, celui de la chanson : « Dans les prisons de Nantes. » Une des versions Bujeaud (Bas-Poitou) se chante sur l'air : « Mon mari est bien malade. » L'autre version du même recueil (Angoumois) est sur un air de danse animée, tout différent des autres formes mélodiques.

Ces 4 versions étant écartées, il en reste 14, qui se décomposent ainsi :

2 se chantent sur le refrain: Vogue marinier, vogue (Canada 3, Gagnon, 1865, et Manche, Couraye du Parc, 1884).

6 se chantent sur le refrain : Sur le bord de l'île (Champagne, Champfleury-Wekerlin, 1860; Canada 1, Gagnon, 1865; Basse- Normandie, J. Fleury, 1883; Dourdain, Orain, 1884; Rethel, Meyrac, 1890; Château-Chinon, inédit).

6 se chantent sur le refrain : Vive l'amour... Digue don ma dondaine (Finistère 1 et 2, Palut, 1854; Paimpol, Orain, 1881; Saint-Malo, Harvut, 1884; Côtes-du-Nord, Sébillot (mélodie notée par moi), 1886; Paris, Certeux, 1886). Les formes mélodiques de ce dernier groupe sont parfois incertaines, surtout dans la première période de la chanson, où l'on retrouve des formules d'autres chansons à danser, — par exemple dans les deux versions Finistère, où j'ai reconnu la formule mélodique qui est la base commune de la ronde de la Carmagnole, du début du timbre : « A la façon de Barbari », et de plusieurs autres chansons à danser. La seconde période, au contraire, où le refrain se développe et joue un rôle important, est conservée purement dans la plupart des versions.

Il résulte de ces observations que la forme adoptée pour le texte critique est celle pour laquelle nous possédons le plus petit nombre de mélodies : deux seulement, dont nous sommes obligés d'aller chercher l'une jusqu'au Canada! Mais nous connaissons d'autre part la confusion qui s'est établie entre la chanson du Plongeur et celle de la Fille aux chansons / de même que la

INDEX MUSICAL

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