‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 121 sur 356 · IV. — Rellstab · texte numérisé non relu

IV. — Rellstab

Heinrich Friedrich Rellstab, né à Berlin en 1770, fit en 1825 un voyage à Vienne. Il profita de ce séjour de quelques semaines pour entrer en relations avec Beethoven et pour lui proposer un livret d’opéra (‘). Le principal document sur leurs entretiens est le récit qu'en a fait Rellstab lui-même et qui a été publié en 1861, un an après sa mort, dans ses Mémoires (*). Les Cahiers de Conversation permettent de reconstituer le sens de quelques conversation de Rellstab et de Beethoven et de contrôler sur quelques points l’exactitude des Mémoires (*). Enfin une lettre écrite, le 3 mai 1825, par Beethoven à Rellstab (*) marque la fin de leurs relations et en atteste la cordialité.

La durée du séjour de Rellstab à Vienne va du milieu d’avril aux premiers jours de mai 1825 (*). Rellstab s'était muni d'une lettre d'introduction de Zelter, dont le texte est malheureusement perdu, mais qui, selon Rellstab, semblait s'adresser « à un saint du ciel » (‘). À son passage à Dresde, il avait vu Weber qui avait refusé de lui douner aussi une lettre pour Beethoven, lequel, dit-il, « n’aimait pas recevoir trop de lettres ». Weber avait simplement chargé Rellstab de transmettre à Beethoven ses salutations « les plus cordiales et les plus respectueuses » et lui avait raconté la visite qu’il lui avait faite lui-même, à l’occasion de son voyage à Vienne pour la création d’Eurvanthe, au mois d’octobre précédent. Souffrant, misanthrope et maussade, Beethoven avait à plusieurs reprises refusé de recevoir Weber. Un jour, enfin, il l’avait accueilli assez froidement d'abord, puis embrassé et chaudement félicité pour son nouvel opéra (”).

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