Paris de 1800 à 1900, II, p
LA TOILETTE FE>[IMNK ly
de i84i. dont parle la duchesse de Dino ', le costume de M'"- de Chabannes, (( en dame delà cour de Charles IX », « parfaitement exact et rigoureux», la rend « parfaitement laide » aussi, tandis qu'à la fête donnée par la duchesse de Berry en 1829, les femmes sont u en général bien mises et fort à leur avantage », exception faite cependant pour la duchesse elle-même, tout simplement « abominable 1). « Elle s'était fait arranger les cheveux d'un ébouriffage, peut-être très classique, mais horriblement mal seyant et s'était affublée d'une longue veste d'hermine, avec le poil en dessus, qui lui donnait lair d'un chien noyé. La chaleur de ce costume lui avait rougi la figure, le col et les épaules, qui ordinairement étaient très blancs-, et jamais on n'a pris des soins, plus heureusement réussis, pour se rendre effroyable -. »
Il serait tout aussi imprudent de s'en rapporter avec^~^ trop de confiance aux journaux de mode de l'époque. Comme le dit fort bien M. Charles Simond •', u aperçues dans le Follet, la Mode, les recueils des bons faiseurs du temps, ces parures nous stupéfient. Ily a en toutes les figTirines l'exagération falote des dessinateurs professionnels, plutôt chercheurs de choses voyantes, exagérées, poussées à l'extrême. Dans la pratique, exécutées pour une femme du monde ou, comme on disait, « une personne comme il faut », ces toilettes changeaient d'aspect et s'aristocratisaient. Pour cela un rien, des nuances, des tons, une
dit de la toque à créneaux et de la façon dont elle coiffe certaines femmes.