Journal : 15 mai 1838 et 7 avril
. 5. Journal : 24 mai 1839 et 10 février 1841.
6. Lettre inédite à Guerrier de Dumast : 26 septembre 1838. Archives de la famille de Dumast, à Nancy. — Pour l'intervention de Montalembert en faveur des généraux voir ci-dessous, p. 330.
7. Déplacement de Mgr Rey, évêque impossible ; voir plus loin,
PP. 421 sq.
d’affabilité » 1. Au printemps suivant, en dépit de ceci, Montalembert apprend que Salvandy, le « ministre romantique » É l’a proposé pour la croix d'honneur, au titre littéraire, mais que son nom fut biffé « sans doute de la main du Roi ». Vexé,
Montalembert ajoute :
ce n’est pas surprenant après la froideur constante que S. M. m'a témoignée en toutes circonstances. Il (sic) sent bien que je Suis trop catholique et trop indépendant en politique extérieure... 8,
L'irréligion du roi motive les plus sévères réflexions de Montalembert qui juge « odieux » le baptême protestant, consenti par Louis-Philippe, de son petit-fils Wurtemberg *. Cependant, Cornudet ayant passé au château d’Eu huit jours avec le ministre dont il est chef de cabinet, assure Monta-
lembert que le roi reçoit souvent des ecclésiastiques à sa table et, aux Tuileries, assiste tous les dimanches à la messe 5. Montalembert ne démord pas. Il mande à Guerrier de Dumast que s’il a eu à se louer du roi pour l'affaire de Dijon, depuis il l’a
toujours trouvé d’une froideur marquée ou plutôt de cette politesse affectée et fausse qui indique l'embarras et la répugnance. Je lui fais l'effet, ajoute Montalembert, d’un capucin avec lequel il rougirait d’être surpris. Si j'étais légitimiste il me ferait peutêtre la cour et dans tous les cas, je ne l’embarrasserais pas. Mais un catholique ami de la révolution de Juillet et de la dignité du pays à l'extérieur et qui dit tout ce qui lui passe par la tête, quelquefois avec un peu de succès, il n’y comprend rien et me donne à tous les diables 6.
Cette opinion n'empêche pas Montalembert de présenter ses devoirs au roi le soir du 15 mai 1830,