Journal : 18-22 octobre
2. Dom Guéranger par un moiïine.….., t. I, p.211. 3. Ibidem, p.230.
ASIA date du 4 mai 1840 Montalembert notera dans son Journal l'incident suivant : « cruelle préoccupation causée par la dénonciation
Dom Guéranger, résolu à garder vis-à-vis du pouvoir, comme de l'évêché, une fierté extrême, n’en avisa Montalembert qu’en novembre. « Comment ne m'en avez-vous pas informé dès Le premier moment ? répondit son ami, je serais intervenu avec fureur. » !.
De nouveau à Rome la cause de Dom Guéranger se perdait par les intrigues de Mgr Bouvier. Lacordaire qui S'y trouvait sauva la situation, en bonne partie sur les instances de Montalembert ?, car Lacordaire commençait à trouver mauvais le caractère du bénédictin et sa direction étroite ©.
La mort de sa mère ayant tiré Montalembert de sa modeste situation de fortune, il écrivit peu après à Solesmes :
Le premier usage que je compte faire de cette augmentation sera de payer les six mille francs que j'ai empruntés ici pour vous les prêter en 1835. Ainsi, mon cher ami, vous pouvez regarder ce prêt comme transformé en donation pure et simple... 4
Nombreuses furent encore par la suite les occasions dans lesquelles Montalembert aida Solesmes. Il fut mêlé, en particulier, à la fondation d’une abbaye fille à Paris et, lors de sa pénible liquidation, fut du comité qui permit l’honneur sauf 5.
Les prêcheurs comme les bénédictins avaient disparu dans la Révolution. La résurrection de l’ordre par Lacordaire est célèbre, à laquelle Dom Guéranger et Montalembert colla-
de la France sur les six mille francs qui m'ont été donnés par Salvandy. en 1837. Je m'en tire en rendant publique la reconnaissance de l'abbé de Solesmes ». Il semblerait d'après cela que le ministre ait rendu de Sa main gauche ce que la droite retirait, mais l'affaire reste obscure et l’archiviste actuel de Solesmes ne croit pas que Salvandy répara son geste. |